{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/6734e3d85b81168b13993c54/6acdfe642c705f746c12af79?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Pierre Rosanvallon : « Redonnons à l’avenir un visage, celui de nos petits-enfants »","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/6734e3d85b81168b13993c54/748cc51c-395c-4aca-a2ad-07549b683e88.jpg?height=200","description":"Dette, dérèglement climatique, retraites et mobilisation de la jeunesse : face aux crises qui se succèdent, sommes-nous encore capables d’envisager des solutions de long terme ? Invité de Bonjour chez Vous ! l’historien Pierre Rosanvallon, auteur de « La Tyrannie du présent » aux éditions du Seuil, essaie de répondre à cette question ce matin. Selon Pierre Rosanvallon, le monde dans lequel nous vivons souffre d’une « myopie » vis-à-vis de l’avenir. En somme, l’homme moderne ne conçoit plus l’avenir comme un projet de long terme mais comme une entité floue et, par conséquent, angoissante. Face à un tel phénomène, l’historien pointe d’une part la responsabilité des réseaux sociaux, « qui ont développé une culture de l’instantanéité », et de l’autre celle des régimes démocratiques : « Michel Debré voulait des mandats présidentiels de 12 ans, mais la démocratie n’accepte pas les mandats longs », déclare-t-il. Enfin, face à ce brouillard empêchant toute action concrète, l’historien estime qu’il est crucial de « redonner un visage à l’avenir » notamment « celui de nos enfants et de nos petits-enfants », sans quoi il sera impossible de sortir de l’immobilisme. ","author_name":"Public Sénat"}