{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/6734e3d85b81168b13993c54/6a21762f1ddbe06b3ad919f9?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"CGT versus RN : La lutte finale ?","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/6734e3d85b81168b13993c54/55955c44-09df-4e82-82e0-8cd34dabbb28.jpg?height=200","description":"A l’occasion du 54ème congrès de la CGT qui s'est tenu toute cette semaine à Tours, les enjeux et les difficultés rencontrés par le syndicalisme français sont au cœur du débat de la matinale « Bonjour Chez Vous ».Alors que les travailleurs et ouvriers du plus ancien syndicat français semblent de plus en plus attirés par le programme du Rassemblement National, les responsables syndicaux venus de 71 pays ont affiché leur volonté de construire une riposte internationale face à la montée de l’extrême droite.Pour le chargé de recherche au CNRS et sociologue Maxime Quijoux, la CGT subit les conséquences de la théorie du « panier percé ». Ca se traduit par une « perte progressive des adhérents tout simplement ». Il illustre : « on parle de 50 000 adhérents en 2024 suite au mouvement de la mobilisation des retraites, puis la même chose en 2025 avec une arrivée de nouveaux adhérents. Mais les syndicats n’arrivent pas à retenir ces adhérents ». Selon lui, la source du problème n'est pas encore trouvée : « On ne sait pas si ce sont les nouveaux adhérents qui s’en vont rapidement, ou si c’est un ensemble d’autres adhérents qui s’en vont pour des raisons x ou y ». L’éditorialiste politique Public Sénat I24News Michael Darmon avance le paradoxe suivant : « la CGT se présente officiellement comme étant un syndicat de masse qui pèse, mais en réalité, il pèse peu », notamment avec son nombre d’adhérents qui ne permet pas « d’influer sur la vie sociale du pays ». L’éditorialiste pose la question : « depuis combien de temps la CGT a-elle-réussi à faire bouger réellement un gouvernement sur une mesure ou sur une politique ? ». Et conclut « Cela fait des lustres ». Pour le grand reporter à Sud-Ouest Jefferson Desport, les syndicats ont « perdu le coche » à partir du moment où ils n’ont pas su répondre efficacement lors de la crise sur la réforme des retraites et celle des gilets jaunes : « On pensait qu’ils pouvaient reprendre la main sur le conclave lancé par François Bayrou sur la réforme des retraites, en montrant qu’ils avaient la responsabilité, qu’ils savaient travailler ensemble, qu’ils savaient sortir de la crise et qu’ils étaient des interlocuteurs crédibles. En réalité, le MEDEF a tout fait pour torpiller le conclave et éviter qu’on revienne sur la réforme de 2023 et de l’âge (…). Les syndicats ont juste perdu une occasion en or pour montrer qu’ils étaient des interlocuteurs du pouvoir public ».A l’approche de la campagne présidentielle, les syndicats se positionnent aussi politiquement. La journaliste au Nouvel Obs en charge des questions sociales Agathe Ranc, présente au congrès de la CGT évoque l’opposition du syndicat à l’extrême droite : « Cette opposition à l’extrême droite n’est pas un enjeu nouveau. Cela fait partie de leurs valeurs historiques. Il traverse la CGT depuis très longtemps, et à l’approche de la présidentielle, le sujet se rapproche, En début de congrès les intervenants l’ont souligné pendant une grande partie du discours d’ouvertur","author_name":"Public Sénat"}