{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/6734e3d85b81168b13993c54/6989ae9ab3f7b27aa1ed85a9?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Nicolas Dufourcq : « La machine à produire du déficit budgétaire tourne à plein en France »","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/6734e3d85b81168b13993c54/4b22641f-5a1e-4c0d-b094-d9dcaab01c3a.jpg?height=200","description":"Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance (Banque publique d’investissement française) était l’invité de la matinale « Bonjour chez vous ! ». Quel avenir pour l’industrie française ? Quelle issue au déficit budgétaire chronique du pays pour faire reculer la dette ? Nicolas Dufourcq, auteur de La Dette sociale de la France : 1974-2024, est venu répondre à ces questions à notre micro.Nicolas Dufourcq déplore le déficit budgétaire qui se poursuit en 2026 : « C’est un budget en grand déficit, comme l’année dernière, comme l’année d’avant, comme l’année encore d’avant, etc. La machine à produire du déficit budgétaire, qui est en fait un déficit social, tourne à plein depuis très longtemps, et personne n’a pu l’arrêter. Est-ce que ça aurait coûté plus cher de ne pas avoir de budget ? Je n’en sais rien. Je crois que personne ne le sait. Ce que l’on peut constater c’est que nos voisins espagnols, ça fait trois ans qu’ils n’ont pas de budget, ils sont à 3% de croissance et ils baissent leur déficit ».Nicolas Dufourcq relativise l’ampleur du phénomène de désindustrialisation en France : « Nous ne sommes pas repartis sur un toboggan comme celui qu’on a déjà vécu, mais c’est sûr que c’est difficile sur l’industrie. Vis-à-vis de nos concurrents mondiaux, qui sont extrêmement puissants, c’est une guerre d’attrition. On renouvelle le tissu industriel de France à un rythme qui est peut-être insuffisant. Une partie de l’industrie tombe, car elle ne s’est pas nécessairement modernisée sur des produits ultra-concurrencés, notamment par nos concurrents asiatiques. Mais à sa place viennent d’autres usines, qui sont ultra-productives et ultra-technologiques, qui n’ont absolument rien à voir avec l’industrie que l’on connaissait par le passé. Mais elles ouvrent dans une proportion légèrement inférieure à celles qui ferment, de quelques dizaines ».","author_name":"Public Sénat"}