{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/6723698aefece44b6cbb1fd8/68d3e66707474c6771577ece?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Critique, affects, légitimité - Journée de réflexion sur la critique - 12/09/2025 ","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/6723698aefece44b6cbb1fd8/1758717604253-22d12da1-e0bd-46c0-b303-a4546f8c3040.jpeg?height=200","description":"<p>L’un des premiers rôles sociaux de la critique d’art est de produire de la légitimité et de la distribuer à certaines œuvres plutôt qu’à d’autres. Qu’elle fasse l’éloge d’une œuvre ou se livre à sa destruction en règle, le premier acte d’une critique est toujours d’énoncer implicitement que de cette œuvre «&nbsp;il vaut la peine de parler&nbsp;». Mais sur quoi repose ce pouvoir de légitimation et surtout, qui est légitime à rendre ainsi légitime ?</p><p>Le plus souvent, la réponse à cette question est de renvoyer la critique à un idéal d’objectivité et de se dégager de toute logique d’affect en l’enfouissant sous les formes de l’argumentation rationnelle, distanciée, « universelle&nbsp;».&nbsp;</p><p><br></p><p>Pourtant, depuis quelques années, des initiatives critiques rompent avec ce refoulement et affirment au contraire une posture critique résolument située, que ce soit par la mise en polyphonie d’une diversité de regards ou par la revendication d’une critique ouvertement « affectée&nbsp;». Pour celle-ci, l’affect ne renvoie pas à une individualité privée, il est au contraire ce qui marque les appartenances et les engagements, les points de privilège ou d’oppression.&nbsp;</p><p>Loin de murer dans une « expérience à soi&nbsp;» l’affect est alors ce qui dessine, plus ou moins expressément, une carte de relations, de proximités ou de distances, d’attachements ou de rejets. Non pas pour les ériger en arguments d’autorité mais au contraire pour faire retour sur ses propres conditions de parole. Elle met alors à jour l’autre sens de «&nbsp;critique&nbsp;» : celui d’une bascule (comme on parle d’un seuil critique) dans la pensée, le corps ou l’écriture, et dans la légitimité.</p><p><br></p><p>*</p><p><br></p><p>Nous traverserons ces enjeux en compagnie de <strong>Pauline L. Boulba</strong>, performeuse et chercheuse dont le livre<em> Critiqueer la danse (2023) </em>réinvente toute une pluralité de pratiques et de postures critiques pour les élever aux mêmes enjeux que celles des œuvres elles-mêmes : </p><p>« une redistribution des savoirs, des gestes, des processus de subjectivations&nbsp;». </p><p>Après une présentation de son travail et des héritages qui l’animent, Pauline dialoguera sur ces questions avec <strong>Anna Czapski</strong> et <strong>Marwane Lakhal</strong>, tous deux auteur·ices à <strong>La Salve</strong>, le projet de critique polyphonique et située présent à la Bellone depuis 2021.</p><p>L’après-midi sera ensuite consacré au partage par <strong>Anna Czapski</strong> et <strong>Raïssa Yowali </strong>d’un <strong>tutoriel </strong>sur la méthode de la Salve pour l’organisation d’ateliers participatifs avec des personnes désirant s’essayer à la critique écrite de spectacles.&nbsp;</p>","author_name":"La Bellone - Maison du spectacle"}