{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/671fe60598ad64d3dd68bb34/6a459fe06771af4aa4873afa?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Ciné Culte : Entre le Ciel et l'Enfer","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/671fe60598ad64d3dd68bb34/1782947835697-c4792912-8213-4830-9b02-b8712e372c86.jpeg?height=200","description":"<p>En 1963, Akira Kurosawa signe avec&nbsp;<em>Entre le ciel et l'enfer</em>&nbsp;l'un des films les plus radicalement originaux de sa carrière — et de l'histoire du cinéma policier. Loin des samouraïs qui ont fait sa légende, il plonge dans le Japon contemporain pour livrer un thriller moral d'une rigueur implacable, librement adapté du roman&nbsp;<em>Rançon sur un thème mineur</em>&nbsp;de l'Américain Ed McBain.&nbsp;Kurosawa découpe le récit en deux blocs distincts. Un huis clos quasi théâtral dans la villa d'un industriel prospère — le ciel, au sens propre, dominant la ville — puis une plongée nocturne dans les bas-fonds de Yokohama, ses ruelles, sa drogue, ses ombres. Deux films en un, reliés par une scène centrale dans un Shinkansen lancé à pleine vitesse qui est, à elle seule, une leçon de cinéma.Sur le fond, le film dépasse largement le genre policier. Kurosawa y dissèque la lutte des classes, la morale face à l'argent, la honte sociale — des thèmes d'une modernité troublante que Bong Joon-ho, fan déclaré du film, a visiblement médités avant de tourner&nbsp;<em>Parasite</em>. La verticalité du récit — ceux d'en haut, ceux d'en bas — n'est jamais un simple décor : c'est le cœur du propos.Cette ressortie en 4K restaurée par Carlotta Films révèle avec une netteté saisissante le noir et blanc contrasté d'Asakazu Nakai, directeur de la photographie — chaque ombre portée, chaque contre-jour acquiert une profondeur nouvelle. Un travail de restauration exemplaire, présenté en Dolby Vision, qui restitue aussi le mixage quatre pistes d'origine voulu par Kurosawa, pour un film à redécouvrir comme au premier jour.</p><p><br></p><p>https://carlottafilms.com/films/entre-le-ciel-et-l-enfer/</p>","author_name":"stéphane Grobost"}