{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/668badf99bf81dc06a47cd9f/69c668f79b6be94a1adf646b?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"26/03/2025 - Naya Alezina","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/668badf99bf81dc06a47cd9f/1774610571445-8bccfdfc-614b-4cae-80b2-4c70233921cb.jpeg?height=200","description":"<p>Marquant la fin de la résidence « Got the track spinning around, like I’m chasing a shortcut, like it’s a biggest date »<em>&nbsp;</em>de Naya Alezina, ce « Half &amp; Half Closer », propose une rencontre en deux temps : un entretien de 30&nbsp;minutes enregistré et en public, mené par l’équipe de La Bellone pour échanger avec l’artiste sur son travail en cours, puis un moment de discussion informelle autour d’un verre (notre version non alcoolisée du légendaire «&nbsp;Half and Half&nbsp;» bruxellois).</p><p><br></p><p><strong>Au sujet de sa résidence&nbsp;:</strong></p><p>Après son 23ème anniversaire fêté, Naya sort la tête d’une montagne de paillettes et nous explique les prémices de « Got the track spinning around, like I’m chasing a shortcut, like it’s a biggest date »<em>&nbsp;:&nbsp;</em>C’est une méthode pour moi de faire un arrêt sur image, un arrêt dans le flux, me permettant de raconter depuis un instant t, depuis un endroit particulier,&nbsp;(dans la bribe chaotique d’un noir inaccessible (…) c’est dans la nuit que peut subsister, se révéler; imaginer, enfin envisager, l’état des lieux d’un paysage désolé,&nbsp;hormis de ce qui gratte.)&nbsp;</p><p><em>Visible between two gazes, when all has been seen and the eye closes with a blink, the left hand, equipped with long curling fingers, rummages through, silent, inverted, broken&nbsp;</em></p><p><em>I tripped like a pudding under glass.&nbsp;</em></p><p><em>180 on the shoulder lane. Then drift gently down to the dead surface, my eyes sharp and merciless enough to endure. Need for grip…</em>&nbsp;</p><p><em>It took so much endurance to just crack open my research process this year. Following intuitions of a series of storms, I wrote along the edges, of incoherence, of my mixed identity, of silence, of the risk to fall, in the falling in love. Supported by “mon équipe de sauvetage”, we arrived in another time and space, where something began to seep out…</em>&nbsp;</p><p><em>Soudain, c’est comme si tout s’ouvrait. J’éventre pour qu’on puisse y pénétrer. On est dedans, on ressent tout. C’est le cœur, ce lieu-là est nerveux, il est gluant, il est gainé. Et si je me métamorphose, si vous m’aviez invité à me défendre quand vous avez décidé de venir voir avec moi. Inviter à formuler des flashs d’une mythologie émancipatrice qui fait émerger du néant tout un monde intérieur. Et si quelqu’un pouvait m’accompagner ? Quelqu’un de confiance, qui verrait pour moi pendant que je descends au fond. Un relais. Un témoin. Un intermédiaire. Une forme d’Oracle, mais version 808, sample, et vibrations.&nbsp;Et s’il existe une dialectique des destins mêlés alors cette figure de DJ est comme un veilleur de nuit pour moi, dans cet espace&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Call me if you get lost&nbsp;</em>&nbsp;</p><p>C’est dans cette tension entre exposition et protection, intimité et stratégie que cette nouvelle recherche s’ancre. Comment écrire depuis une faille, un débordement, une matière enfouie qui cherche à se dire ? Et comment coconstruire un espace affectif et collectif, capable d’installer les conditions d’écoute et de vulnérabilité nécessaires au récit intérieur ?&nbsp;&nbsp;</p><p>En janvier 2025, la recherche a connu un temps d’arrêt, suite à la fin d’une grande aventure amoureuse. Ce basculement intime n’est pas le thème central, mais constitue une sous-couche sensible du processus. Elle m’invente un espace-temps d’endurance, devenant un mode d’adresse où le solo ne peut plus être envisagé comme une entité isolée. Accompagné par celle que Sabine Cmelniski nommerait comme « mon équipe de sauvetage » : la recherche est naturellement devenue une méthodologie de l’appui. Comment donner forme à ces soutiens invisibles (?) est devenu le point repos, le point d’écoute, un espace de transformation partagé entre vulnérabilité et résilience. Nous plongeant dans un chant/champ poético-politique qui pose d’emblée la question d’appartenance à une équipe :</p><p>avec qui je veux m’asseoir,</p><p>« mais qui veut s’asseoir à ma table »</p><p>&nbsp;avec qui j’ose partager cette table ?</p><p>Au sein d’une économie du désir et de la projection (...) ici, dans une posture presque cocky, qui cherche à crier : CLAIMING BACK AGENCY !&nbsp;&nbsp;</p>","author_name":"La Bellone - Maison du spectacle"}