{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/66068a5353b2df0016606a3d/6adf776add08c5f770de518d?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"NVIDIA recycle des centrales nucléaires en usine IA ?","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/66068a5353b2df0016606a3d/1793029794614-7565ae42-bca1-4a1a-8065-cc2f8b747df8.jpeg?height=200","description":"<p>Une centrale nucléaire qui ne produit plus d&#39;électricité, mais dont les terrains et les infrastructures pourraient accueillir des milliers de processeurs destinés à l&#39;intelligence artificielle. C&#39;est le scénario actuellement étudié en Allemagne par Nvidia et l&#39;énergéticien PreussenElektra. Une manière inattendue de donner une seconde vie à des installations que le pays a décidé d&#39;abandonner.</p><p><br></p><p>Le 21 octobre, PreussenElektra a confirmé travailler avec le fabricant américain de puces Nvidia pour évaluer la reconversion d&#39;anciens sites nucléaires en centres de données dédiés à l&#39;IA. L&#39;Allemagne a arrêté ses trois derniers réacteurs nucléaires en avril 2023, achevant une sortie de l&#39;atome engagée plusieurs années auparavant. Depuis, les exploitants doivent démanteler les équipements et trouver, lorsque c&#39;est possible, de nouvelles utilisations à ces vastes emprises industrielles. PreussenElektra est notamment chargée du démantèlement de huit centrales. Parmi les sites susceptibles d&#39;être examinés figurent Grohnde, Stade et Unterweser, dans le nord du pays. Aucun n&#39;a toutefois été officiellement retenu pour accueillir un centre de données.</p><p><br></p><p>Ce qui intéresse Nvidia, ce ne sont pas les réacteurs eux-mêmes. Il n&#39;est pas question de les redémarrer pour alimenter des serveurs. Ce sont les terrains, les raccordements électriques de forte puissance et les infrastructures déjà présentes qui pourraient avoir de la valeur. Car les centres de données spécialisés dans l&#39;IA nécessitent une alimentation électrique considérable. Leurs milliers de processeurs travaillent simultanément pour entraîner des modèles ou répondre aux demandes des utilisateurs. Ils dégagent également beaucoup de chaleur, ce qui impose d&#39;importants systèmes de refroidissement. Or, trouver un terrain industriel adapté ne suffit pas. Il faut surtout pouvoir obtenir rapidement un raccordement au réseau capable de fournir plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de mégawatts selon la taille de l&#39;installation. Dans certaines régions européennes, ces raccordements peuvent devenir un obstacle majeur au développement de nouveaux projets.</p><p><br></p><p>Les anciennes centrales nucléaires disposent justement d&#39;équipements électriques dimensionnés pour des installations de grande puissance. Leur réutilisation pourrait donc réduire certains délais et investissements, à condition que les réseaux soient adaptés aux besoins d&#39;un centre de données, qui consomme l&#39;électricité au lieu d&#39;en produire. Mais pour l&#39;instant, Nvidia et PreussenElektra n&#39;ont annoncé ni montant d&#39;investissement, ni site choisi, ni calendrier de construction. Il s&#39;agit uniquement d&#39;une étude de faisabilité, dont le résultat reste ouvert. Le projet rejoint une tendance plus large : aux États-Unis, certains acteurs technologiques soutiennent le redémarrage de réacteurs nucléaires pour sécuriser leur approvisionnement électrique. En Allemagne, la logique serait différente, puisque l&#39;énergie nucléaire ne reviendrait pas. Seules ses infrastructures seraient réutilisées.</p><p><br></p><p>Source : <a href=\"https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-10-22/germany-s-idle-nuclear-plants-eye-new-life-as-ai-data-centers\" rel=\"noopener noreferrer\" target=\"_blank\">Bloomberg</a></p>","author_name":"Choses à Savoir"}