{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/66068a5353b2df0016606a3d/6adf773129dd53209d1dd631?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"L'IA va-t-elle relancer le nucléaire ?","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/66068a5353b2df0016606a3d/1793029786364-434bf89e-6289-4885-939c-c0cf6f8e6ea0.jpeg?height=200","description":"<p>Aux États-Unis, une centrale nucléaire fermée depuis quatre ans s&#39;apprête à reprendre du service. Son démantèlement avait même commencé. Et ce retour inattendu s&#39;explique en partie par les besoins électriques de l&#39;intelligence artificielle, qui pousse désormais les géants de la technologie à investir dans des infrastructures énergétiques longtemps considérées comme dépassées.</p><p><br></p><p>Trois réacteurs américains sont concernés par des projets de redémarrage, soutenus par des prêts fédéraux pouvant atteindre 4,4 milliards de dollars. Ensemble, ils représentent une puissance de 2 250 mégawatts, soit approximativement l&#39;équivalent de deux réacteurs nucléaires français classiques. Le premier se trouve à Palisades, dans le Michigan. Arrêté en 2022 pour des raisons économiques, il fait aujourd&#39;hui l&#39;objet d&#39;importants travaux de remise en état. Son exploitant espère reprendre la production en mars 2027, sous réserve des autorisations nécessaires. Le deuxième est situé sur le site de Three Mile Island, en Pennsylvanie. Il s&#39;agit du réacteur numéro un, fermé en 2019, et non de celui qui avait subi un grave accident nucléaire en 1979. Rebaptisé Crane, il devrait produire de l&#39;électricité à partir de 2027, notamment dans le cadre d&#39;un contrat de vingt ans signé avec Microsoft. Enfin, dans l&#39;Iowa, la centrale de Duane Arnold pourrait redémarrer en 2029. Google s&#39;est engagé à acheter sa production pour accompagner le développement de ses infrastructures numériques.</p><p><br></p><p>Pourquoi cet intérêt soudain ? Parce que les centres de données qui entraînent et exploitent les modèles d&#39;intelligence artificielle consomment énormément d&#39;électricité. Leurs serveurs fonctionnent jour et nuit, et leurs systèmes de refroidissement exigent eux aussi beaucoup d&#39;énergie. Le nucléaire offre une production importante, relativement stable et peu émettrice de CO₂. Mais construire une centrale neuve prend généralement de nombreuses années. Redémarrer des installations existantes pourrait donc permettre de répondre plus rapidement à la demande.</p><p><br></p><p>Encore faut-il que ces réacteurs obtiennent toutes les autorisations de sûreté. Réparer des équipements anciens, remplacer certains composants et remettre en service des installations parfois partiellement démantelées représentent des opérations complexes. Aucun des trois redémarrages n&#39;est encore acquis. Ces projets soulèvent également une question économique : faut-il mobiliser plusieurs milliards de dollars de financements publics pour répondre à une demande portée notamment par des entreprises technologiques parmi les plus riches du monde ?</p><p><br></p><p>Source : <a href=\"https://apnews.com/article/21dd249d5e03667b6d4c06687777c859\" rel=\"noopener noreferrer\" target=\"_blank\">APNews</a></p>","author_name":"Choses à Savoir"}