{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/66068a5353b2df0016606a3d/6adf7708dd5d6293db8b8cbb?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"L'Europe recule-t-elle sur le tout-électrique ?","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/66068a5353b2df0016606a3d/1793029779565-ff09df6e-b476-4a2e-bd49-6de412160ea5.jpeg?height=200","description":"<p>En 2035, les constructeurs automobiles européens devaient pratiquement tourner la page des voitures neuves à essence et diesel. Mais cette échéance, présentée comme un tournant historique pour l&#39;industrie, fait désormais l&#39;objet de nouvelles négociations. Et un compromis défendu au Parlement européen pourrait finalement permettre de commercialiser des véhicules thermiques et hybrides au-delà de cette date. Le 20 octobre, les représentants de trois grandes familles politiques européennes, les conservateurs, les sociaux-démocrates et les libéraux, ont négocié un accord pour assouplir les objectifs de réduction du CO₂ imposés aux constructeurs automobiles.</p><p><br></p><p>Jusqu&#39;ici, la réglementation prévoit une baisse de 100 % des émissions moyennes des voitures neuves à partir de 2035, par rapport à 2021. La Commission européenne avait déjà proposé de ramener cette exigence à 90 %, moyennant des compensations environnementales. Le nouveau compromis parlementaire va plus loin. Il prévoit une réduction de 95 %, avec des crédits accordés aux constructeurs qui utilisent de l&#39;acier bas carbone fabriqué en Europe. En tenant compte de ce mécanisme, l&#39;effort demandé sur les émissions des véhicules pourrait descendre jusqu&#39;à 87,5 %.</p><p><br></p><p>Concrètement, les constructeurs pourraient conserver une partie de leurs modèles thermiques et hybrides dans leur catalogue. Mais il ne s&#39;agit pas d&#39;un quota fixe de voitures essence ou diesel : les objectifs portent sur les émissions moyennes de l&#39;ensemble des véhicules neufs vendus par chaque constructeur. Cette négociation reflète les difficultés de l&#39;industrie automobile européenne. Les fabricants doivent financer leur transition vers l&#39;électrique, alors que la concurrence chinoise se renforce et que certains marchés progressent moins rapidement que prévu.</p><p><br></p><p>La France et l&#39;Allemagne défendent elles aussi davantage de souplesse, avec toutefois des priorités différentes. Berlin souhaite préserver des possibilités pour les motorisations thermiques et hybrides. Paris insiste particulièrement sur la fabrication européenne des véhicules et de leurs composants, afin que les aides publiques soutiennent aussi l&#39;industrie locale. Le compromis a franchi une étape le 22 octobre, avec son adoption dans les commissions parlementaires des Transports et de l&#39;Industrie. Mais la discussion reste ouverte : d&#39;autres étapes parlementaires sont nécessaires, puis un accord devra être trouvé avec les États membres.</p><p><br></p><p>Pour les automobilistes français, aucune interdiction nouvelle ni autorisation supplémentaire ne découle donc de ces négociations. Et les voitures thermiques déjà en circulation ne sont pas concernées par l&#39;objectif européen de 2035, qui vise les ventes de véhicules neufs. Le problème concerne surtout les industriels. Concevoir une nouvelle génération de véhicules nécessite des années d&#39;investissement, depuis les batteries jusqu&#39;aux chaînes de production. Or les constructeurs doivent prendre ces décisions aujourd&#39;hui, alors que les règles applicables dans moins de dix ans font encore débat.</p><p><br></p><p>Source : <a href=\"https://www.reuters.com/business/eu-lawmakers-reach-deal-weaken-car-co2-targets-2026-10-20/\" rel=\"noopener noreferrer\" target=\"_blank\">Reuters</a></p>","author_name":"Choses à Savoir"}