{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/66068a5353b2df0016606a3d/6ab3ee0b432e34fa4584be07?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"L’IA fait augmenter la demande de PFAS ?","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/66068a5353b2df0016606a3d/1790175975703-7c8c56f3-0cc7-48a4-8df4-19f84e018d2e.jpeg?height=200","description":"<p>Pour économiser de l’eau, certains data centers pourraient utiliser davantage de substances appartenant à la famille des PFAS. Une solution au refroidissement des serveurs qui risque donc de déplacer une partie du problème environnemental. Les PFAS regroupent des milliers de composés fluorés extrêmement résistants à la chaleur et à la dégradation. Ces propriétés les rendent utiles dans les semi-conducteurs, mais aussi dans certains systèmes de refroidissement avancés destinés aux serveurs d’intelligence artificielle.</p><p><br></p><p>L’une de ces techniques s’appelle l’immersion biphasique. Les composants sont plongés dans un liquide diélectrique, qui ne conduit pas l’électricité. Au contact des puces chaudes, il s’évapore puis se condense pour recommencer le cycle. Ce procédé peut réduire fortement la consommation d’eau.</p><p>Mais certains fluides proposés pour cette technologie appartiennent justement à la famille des PFAS. Et selon une enquête publiée par l’ONG suédoise ChemSec, la demande provenant des data centers, des semi-conducteurs et des batteries pousse plusieurs grands chimistes à augmenter leurs capacités de production. Chemours développe notamment un fluide baptisé Opteon 2P50 pour le refroidissement informatique, tandis que Daikin ou le français Arkema investissent également dans leurs activités fluorées.</p><p><br></p><p>Il faut cependant éviter un raccourci : la majorité des data centers n’utilisent pas aujourd’hui de refroidissement aux PFAS, et des solutions commerciales sans ces substances existent déjà. Surtout, ChemSec reconnaît ne pas disposer des volumes mondiaux de production. Son rapport documente donc une tendance industrielle, pas la quantité de PFAS que l’IA rejettera réellement dans l’environnement. Le sujet devient néanmoins réglementaire. Aux États-Unis, des associations contestent déjà certains nouveaux fluides fluorés destinés aux data centers. En Europe, une proposition beaucoup plus large de restriction des PFAS est toujours en cours d’examen, avec des dérogations possibles selon les usages.</p><p><br></p><p>Après l’électricité, l’eau et les émissions de carbone, l’expansion de l’IA révèle ainsi une autre empreinte, beaucoup moins visible : celle des matériaux et des produits chimiques indispensables à son infrastructure. Réduire une ressource ne constitue un progrès que si l’alternative ne crée pas, ailleurs, une pollution encore plus difficile à éliminer.</p><p><br></p><p>Source : <a href=\"https://www.stackchronicle.fr/2026/09/18/data-centers-ia-pfas-polluants-eternels/\" rel=\"noopener noreferrer\" target=\"_blank\">Stack Chronicle</a></p>","author_name":"Choses à Savoir"}