{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/66068a5353b2df0016606a3d/6aa8363cb54f356fc7b9c4d8?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Zéro CO2 ne signifie pas la fin du changement climatique ?","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/66068a5353b2df0016606a3d/1789408033420-9365975a-c123-42b8-ba5d-64e8dcf5b6c7.jpeg?height=200","description":"<p>Même avec zéro émission humaine, le climat pourrait-il continuer à se réchauffer ? Une étude sur la plus grande extinction connue montre que ce scénario est possible dans certaines conditions. Mais elle ne dit pas que nous avons déjà franchi ce seuil. Le travail en question n’est d’ailleurs pas nouveau : il a été publié en juillet 2025 dans <em>Nature Communications</em> et revient aujourd’hui dans l’actualité. Les chercheurs se sont intéressés à l’extinction du Permien-Trias, il y a environ 252 millions d’années, la crise biologique la plus sévère documentée dans les archives fossiles. À l’époque, d’immenses émissions de carbone liées au volcanisme des Trapps de Sibérie ont provoqué un réchauffement brutal. Mais une énigme demeurait : pourquoi des conditions de « super effet de serre » ont-elles persisté pendant près de cinq millions d’années ?</p><p><br></p><p>L’équipe a combiné fossiles végétaux, indices géologiques et modélisation du climat. Sa conclusion : l’effondrement de la végétation terrestre, particulièrement sous les tropiques, aurait considérablement affaibli deux mécanismes permettant de retirer du CO₂ de l’atmosphère : le stockage du carbone par les écosystèmes et l’altération chimique des roches. Le système climatique se retrouve alors pris dans une boucle. Davantage de chaleur détruit la végétation ; moins de végétation signifie moins de carbone capté ; le CO₂ reste élevé et le climat demeure extrêmement chaud. Le refroidissement ne s’est véritablement amorcé qu’avec le retour de la productivité végétale. C’est ici que l’étude devient pertinente aujourd’hui. Selon les chercheurs, elle montre que le cycle du carbone possède des seuils capables d’amplifier un réchauffement initial.</p><p><br></p><p>Mais il faut éviter un raccourci important. Cette étude ne démontre pas que les forêts tropicales actuelles sont sur le point de s’effondrer, ni que parvenir au zéro émission serait devenu inutile. Elle étudie une Terre très différente, il y a 252 millions d’années, à partir de fossiles et de modèles.</p><p>Son avertissement est plus précis : protéger les grands puits naturels de carbone compte autant que réduire les émissions. Car si un écosystème essentiel bascule, arrêter d’ajouter du CO₂ peut ne plus suffire, à lui seul, à restaurer rapidement le climat précédent.</p>","author_name":"Choses à Savoir"}