{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/66068a5353b2df0016606a3d/6aa025cb99455f9a939e3b0c?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Les data centers américains se heurtent à la fronde populaire ?","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/66068a5353b2df0016606a3d/1788879468515-cf467b79-6c78-4bb1-b7ce-d6e1e1bfb68e.jpeg?height=200","description":"<p>La course américaine à l’intelligence artificielle vient de rencontrer un obstacle que les géants de la tech avaient peut-être sous-estimé : leurs voisins. En trois mois, l’opposition locale a bloqué ou retardé au moins 75 projets de data centers représentant environ 130 milliards de dollars d’investissements.</p><p><br></p><p>Attention au chiffre : ces 130 milliards ne se sont pas évaporés et tous les projets ne sont pas annulés. Certains sont simplement retardés par des recours, des moratoires ou des procédures administratives. Mais selon Data Center Watch, jamais autant de projets n’avaient été perturbés en un seul trimestre depuis le début de son suivi en 2023. Le nombre de groupes locaux mobilisés a plus que doublé pour atteindre 833, répartis dans 49 États. Et les opposants ne contestent pas seulement l’intelligence artificielle. Ils parlent d’électricité, d’eau, de bruit, de terrains agricoles et surtout de factures.</p><p><br></p><p>Le problème prend de l’ampleur parce que les centres de données changent complètement d’échelle. L’Agence internationale de l’énergie estime que leur consommation mondiale d’électricité pourrait plus que doubler d’ici 2030 pour atteindre environ 945 térawattheures. Aux États-Unis, ils pourraient représenter près de la moitié de la croissance de la demande électrique d’ici la fin de la décennie. La contestation est devenue suffisamment sérieuse pour modifier la politique nationale. En mars, Amazon, Google, Meta, Microsoft, OpenAI, Oracle et xAI ont accepté un engagement voulu par la Maison-Blanche : financer les nouvelles capacités électriques et les infrastructures nécessaires à leurs data centers plutôt que d’en transférer le coût aux particuliers.</p><p><br></p><p>Et cette bataille américaine mérite d’être observée en France. En mai, RTE avait déjà réservé près de 18 gigawatts de capacité électrique pour environ 80 projets de data centers, contre seulement 5 gigawatts fin 2024. Certains réclament à eux seuls plus de 400 mégawatts. L’IA était jusqu’ici présentée comme une compétition de puces, de modèles et de milliards. Elle devient aussi une bataille très concrète pour des mégawatts, de l’eau et des hectares. Et les habitants viennent de rappeler aux géants technologiques qu’une infrastructure peut avoir le financement, les GPU et l’électricité nécessaires sans pour autant disposer de la ressource la plus difficile à acheter : l’acceptation locale.</p>","author_name":"Choses à Savoir"}