{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/66068a5353b2df0016606a3d/6a95c447ee851f3f31111b54?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Objectif \"Made in Europe\" pour les véhicules chinois ?","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/66068a5353b2df0016606a3d/1788199835688-dd137d70-a854-4982-9da6-995a0b4ca494.jpeg?height=200","description":"<p>Les voitures chinoises ne vont plus seulement arriver en Europe par bateau. Elles vont de plus en plus sortir directement de nos usines, avec des salariés européens et parfois sur les chaînes de constructeurs historiques.</p><p><br></p><p>Bonjour à toutes et à tous. Selon Mobility Global, les marques chinoises devraient produire environ 90 000 voitures en Europe cette année. La prévision grimpe à un million par an en 2030, puis 1,5 million en 2035. Et précision importante : il s’agit de voitures de marques chinoises, pas uniquement de modèles 100 % électriques.</p><p>Cette implantation répond à une logique très simple. Depuis 2024, l’Union européenne impose aux voitures électriques fabriquées en Chine des droits compensateurs supplémentaires pouvant dépasser 35 %, selon les constructeurs. Produire à l’intérieur de l’Europe permet d’échapper à ces droits sur les véhicules importés, mais aussi de se rapprocher d’un marché où les marques chinoises progressent rapidement. BYD doit ainsi démarrer sa première usine automobile européenne en Hongrie cette année. Chery produit en Espagne, Leapmotor s’appuie sur Stellantis, et d’autres partenariats utilisent des usines européennes qui disposent de capacités libres.</p><p>La France pourrait elle aussi être concernée. Stellantis et le chinois Dongfeng ont signé en mai un protocole d’accord pour envisager la production de véhicules Dongfeng à Rennes. Mais contrairement à ce que certains articles laissent entendre, rien n’est encore définitivement acté : Stellantis parle bien d’un projet potentiel dans le cadre d’un accord non contraignant.</p><p><br></p><p>Et c’est là que se joue désormais la vraie bataille industrielle. Une voiture assemblée en Europe peut toujours recevoir sa batterie, son moteur électrique, son électronique et une grande partie de ses pièces depuis la Chine. Bruxelles prépare donc son Industrial Accelerator Act. Pour bénéficier de certains soutiens publics ou du label européen, la Commission veut imposer davantage de contenu fabriqué sur le continent et, pour les grands investissements étrangers stratégiques, davantage d’emplois et de transfert de compétences en Europe.</p><p><br></p><p>Le protectionnisme européen produit ainsi un résultat paradoxal : au lieu de repousser les constructeurs chinois, il accélère leur transformation en industriels européens. La prochaine question ne sera donc plus de savoir où la voiture est assemblée, mais où restent les emplois, la technologie et surtout la valeur ajoutée.</p>","author_name":"Choses à Savoir"}