{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/66068a5353b2df0016606a3d/6a71fb5562888a82350fbee9?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Un gel qui fabrique de l’eau grâce au soleil ?","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/66068a5353b2df0016606a3d/1785854540408-0656bea2-3ca1-4b30-9d22-6ca50b6ccad9.jpeg?height=200","description":"<p>Même dans les régions les plus sèches, l’air contient toujours une petite quantité de vapeur d’eau. Depuis plusieurs années, des chercheurs tentent de récupérer cette humidité de manière simple, économique et suffisamment efficace pour fournir de l’eau potable. Une équipe vient de franchir une nouvelle étape grâce à un gel fonctionnant uniquement avec l’énergie du soleil.</p><p><br></p><p>Ce matériau, appelé hydrogel, agit comme une véritable éponge chimique. Lorsque l’air est plus frais, notamment pendant la nuit ou au petit matin, il absorbe les molécules d’eau présentes dans l’atmosphère. Cette capacité repose sur l’intégration de sels dits hygroscopiques, c’est-à-dire des substances naturellement capables d’attirer et de retenir l’humidité. Lorsque le soleil réchauffe ensuite le dispositif, le phénomène s’inverse. L’eau emprisonnée dans le gel est libérée sous forme de vapeur. Celle-ci est dirigée vers une surface plus froide, où elle se condense pour redevenir liquide. L’eau peut alors être recueillie et, selon les chercheurs, atteindre une qualité suffisante pour être consommée.</p><p><br></p><p>L’intérêt de cette technologie tient surtout à sa simplicité. Elle ne nécessite ni pompe, ni raccordement électrique, ni réseau de distribution complexe. Le soleil fournit l’énergie indispensable au cycle d’absorption et de restitution. Le système pourrait donc fonctionner de manière autonome dans des régions isolées, là où les infrastructures classiques sont absentes ou difficiles à déployer. Jusqu’à présent, les dispositifs comparables souffraient toutefois d’un problème majeur : leur manque de durabilité. Les gels perdaient progressivement leur efficacité, tandis que les supports métalliques utilisés dans les installations se corrodaient au fil des cycles. Les chercheurs ont justement travaillé sur cette faiblesse. En protégeant les composants métalliques contre la corrosion, ils ont réussi à maintenir le fonctionnement du matériau pendant plusieurs mois. Cette amélioration constitue une étape importante vers une utilisation en conditions réelles.</p><p><br></p><p>Cette solution ne remplacera évidemment pas les réseaux d’eau potable, les stations de traitement ou les systèmes d’irrigation à grande échelle. Elle pourrait néanmoins constituer un complément précieux dans les villages reculés, les zones désertiques ou les territoires régulièrement confrontés à la sécheresse. Une ressource invisible, présente dans l’air, pourrait ainsi devenir une réserve d’eau locale, produite chaque jour grâce au soleil.</p><p><br></p><p><br></p><p>Article scientifique : <a href=\"https://www.nature.com/articles/s41467-026-71987-8\" rel=\"noopener noreferrer\" target=\"_blank\">https://www.nature.com/articles/s41467-026-71987-8</a></p>","author_name":"Choses à Savoir"}