{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/66068a5353b2df0016606a3d/6a68e97b928f102203efba88?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"De l’eau de mer sur les nuages pour calmer El Niño ?","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/66068a5353b2df0016606a3d/1785260338566-dd54dcba-6bd2-478b-b24e-74308bcc0cbc.jpeg?height=200","description":"<p>Un nouvel épisode El Niño est en train de s’installer dans le Pacifique équatorial. En juin 2026, l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique, la NOAA, ainsi que l’Organisation météorologique mondiale ont confirmé son arrivée, après une hausse marquée de la température des eaux de surface. Selon les experts, il existe 63 % de chances que cet épisode soit qualifié de « très fort », au point de devenir l’un des plus puissants de l’histoire moderne. El Niño modifie profondément la circulation atmosphérique mondiale. Il entraîne généralement une hausse temporaire de la température globale et déplace les zones de pluie et de sécheresse, avec des conséquences parfois majeures sur plusieurs continents.</p><p><br></p><p>Face à cette menace, Jessica Wan, climatologue à l’Université de Californie, étudie une méthode de géo-ingénierie ciblée : l’éclaircissement des nuages marins. Ses travaux ont été publiés le 8 juillet 2026 dans la revue Science Advances. Le principe consiste à équiper des navires de buses capables de pulvériser de très fines gouttelettes d’eau salée sous les stratocumulus marins. L’eau s’évapore, mais les minuscules cristaux de sel restent en suspension. L’humidité se condense autour d’eux, ce qui rend les nuages plus denses, plus blancs et plus réfléchissants. Ils renvoient alors davantage de rayonnement solaire vers l’espace.</p><p><br></p><p>L’équipe a simulé deux épisodes historiques particulièrement intenses, ceux de 1997-1998 et de 2015-2016. D’après ses modèles, intervenir sur 7 % du Pacifique Sud-Est pourrait refroidir suffisamment l’océan pour casser la boucle de rétroaction qui renforce El Niño. Le calendrier serait déterminant. Une intervention commencée dès juin, pendant la montée du phénomène, puis poursuivie jusqu’en février, pourrait faire baisser la température de surface de la mer de 1,88 degré. Une diminution suffisante, selon les chercheurs, pour neutraliser une grande partie des anomalies météorologiques mondiales. Cette méthode aurait l’avantage d’être temporaire et réversible à chaque cycle. Mais elle comporte aussi des risques. Un refroidissement excessif pourrait provoquer une transition brutale vers La Niña, aggravant notamment les sécheresses dans la Corne de l’Afrique. Modifier les grands courants thermiques du Pacifique pourrait également produire des effets incontrôlés, comme des vagues de chaleur inattendues en Europe ou en Asie.</p>","author_name":"Choses à Savoir"}