{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/66068a5353b2df0016606a3d/6a3181a89b6fd8dcabbc03e2?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Un nouveau matériaux pourrait bouleverser la tech écolo ?","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/66068a5353b2df0016606a3d/1781628914462-5c4a4d54-5edd-4c21-9964-f14951337976.jpeg?height=200","description":"<p>Dans la recherche sur les matériaux, le résultat final n'est&nbsp;parfois que la partie visible de l'expérience. Une équipe de scientifiques vient justement&nbsp;de découvrir plusieurs structures restées jusque là cachées au cours d'une réaction&nbsp;chimique. Leurs travaux ont été publiés dans la revue Nature Communications et pour&nbsp;observer ces transformations, les chercheurs ont combiné plusieurs techniques de pointe.</p><p><br></p><p>La résonance magnétique nucléaire à l'état solide permet notamment d'étudier&nbsp;l'environnement des atomes dans un matériau. La diffraction des rayons X révèle, elles,</p><p>&nbsp;leur organisation dans l'espace. En croisant ces résultats avec une analyse détaillée de la&nbsp;structure atomique, l'équipe a pu identifier des phases intermédiaires que les méthodes&nbsp;habituelles n'avaient jamais détectées. Les scientifiques se sont intéressés à des&nbsp;molécules appelées précurseurs à la source unique. Ces composés renferment dès le départ&nbsp;tous les éléments chimiques nécessaires à la fabrication d'un matériau. Lorsqu'on les chauffe,&nbsp;leurs atomes se réorganisent progressivement jusqu'à former le produit recherché.</p><p><br></p><p>Habituellement, les chercheurs analysent surtout le matériau obtenu à la fin. Cette fois,&nbsp;ils ont suivi la réaction étape par étape, une approche qui leur a permis de repérer&nbsp;plusieurs structures stables apparaissant temporairement entre le composé initial et&nbsp;le produit final. Parmi elles figure une quatrième forme d'un matériau déjà étudié pour sa&nbsp;capacité à absorber la lumière solaire, le vanadate de bismuth ou Bivo4 pour l'acronyme.&nbsp;Ce composé est notamment utilisé pour faciliter la production d'hydrogène à partir de l'eau&nbsp;grâce à l'énergie lumineuse. La nouvelle phase du Bivo4 possède une organisation&nbsp;atomique particulière et interagit différemment avec la lumière. Elle pourrait donc améliorer&nbsp;les matériaux employés pour produire des carburants solaires.&nbsp;En tout cas, tout ce que je viens de vous dire, c'est ce qu'ont détaillé les chercheurs.</p><p><br></p><p>Une autre phase intermédiaire découverte présente de son côté une forte capacité&nbsp;de stockage du lithium. Elle ouvre ainsi des pistes pour concevoir de meilleures</p><p>&nbsp;batteries destinées aux véhicules électriques ou au stockage de l'électricité renouvelable.&nbsp;L'étude montre surtout que la température, la vitesse de chauffage et le déroulement&nbsp;de la réaction peuvent devenir de véritables outils de conception. Il ne s'agit plus&nbsp;simplement de fabriquer un produit final mais d'explorer tout le parcours chimique&nbsp;pour découvrir des matériaux cachés potentiellement utiles à la transition énergétique.</p>","author_name":"Choses à Savoir"}