{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/66068a5353b2df0016606a3d/69fe659b44cb786b37c327a3?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"140 millions de dollars pour des data centers sur l’eau ?","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/66068a5353b2df0016606a3d/1778279277550-701d0eaa-6377-431a-96dc-e61823d8ac76.jpeg?height=200","description":"<p>Installer des serveurs en pleine mer pour faire fonctionner des modèles d’intelligence artificielle… l’idée semble sortie d’un roman de science-fiction. Pourtant, la startup américaine Panthalassa veut en faire une réalité. Basée à Portland, elle vient de lever 140 millions de dollars pour accélérer son projet, avec le soutien d’investisseurs comme Peter Thiel ou encore John Doerr.</p><p><br></p><p>Le concept est radical : déployer en mer des plateformes flottantes autonomes, capables de produire leur propre énergie et d’héberger des serveurs dédiés à l’IA. Ces structures, d’environ 85 mètres de long, exploitent l’énergie des vagues pour générer de l’électricité. Cette énergie alimente directement des puces informatiques à bord, tandis que les résultats sont transmis à terre via satellite.</p><p><br></p><p>L’intérêt est double. D’abord, contourner les limites des centres de données terrestres, qui nécessitent des infrastructures électriques massives. Ensuite, résoudre un problème crucial : le refroidissement. Les serveurs chauffent énormément, et leur refroidissement consomme jusqu’à 40 % de leur énergie. Ici, l’eau de mer joue ce rôle naturellement. Panthalassa affirme avoir testé plusieurs prototypes entre 2021 et 2024. Une nouvelle génération de plateformes doit être déployée dans le Pacifique dès 2026, avec une commercialisation envisagée en 2027.</p><p><br></p><p>Ce n’est pas la première tentative. Microsoft avait déjà expérimenté l’immersion de serveurs sous-marins avec son projet Natick, constatant un taux de panne bien plus faible que sur terre. D’autres initiatives émergent en Chine ou au Japon, avec des centres de données sous-marins ou installés sur des navires. Mais Panthalassa se distingue par son approche : des structures totalement autonomes, sans câble ni ancrage, capables de se déplacer vers les zones les plus favorables en énergie.</p><p>Reste que les défis sont nombreux. La corrosion due au sel, la fiabilité des connexions satellites en cas de mauvais temps, ou encore la maintenance sans intervention humaine pendant de longues périodes posent question. Dans un contexte où la demande en puissance informatique explose, notamment avec l’IA, ces solutions alternatives ne relèvent plus de l’expérimentation isolée. Elles pourraient bien devenir une pièce clé du futur numérique… à condition de prouver leur robustesse sur la durée.</p>","author_name":"Choses à Savoir"}