{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/66068a5353b2df0016606a3d/69543e8e09314afbec5ea54f?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"L'IA pollue autant que la ville de New York ?","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/66068a5353b2df0016606a3d/1767128506821-7e3743ea-3a92-4804-9a9b-c1bed8c923f7.jpeg?height=200","description":"<p>L’addition environnementale de l’intelligence artificielle commence enfin à sortir du brouillard. Et elle est salée. Une étude menée par Alex de Vries-Gao, doctorant à l’université d’Amsterdam et fondateur de Digiconomist, met en lumière un angle mort majeur : l’empreinte carbone et hydrique des systèmes d’IA reste largement sous-évaluée, faute de données publiques et détaillées de la part des géants du numérique.</p><p><br></p><p>Selon ses estimations, les systèmes d’IA pourraient émettre entre 32,6 et 79,7 millions de tonnes de CO₂ dès 2025. Un ordre de grandeur comparable aux émissions annuelles d’une grande métropole comme New York, ou d’un pays européen de taille moyenne. La consommation d’eau est tout aussi vertigineuse : entre 312 et 764 milliards de litres par an, soit l’équivalent de la consommation mondiale d’eau en bouteille. En cause, une explosion de la puissance électrique mobilisée par l’IA : 23 gigawatts attendus fin 2025, contre 9,4 GW seulement un an plus tôt.</p><p><br></p><p>Ces chiffres s’inscrivent dans une tendance déjà pointée par Agence internationale de l'énergie, qui estime que l’IA représentait 15 % de la consommation électrique des centres de données en 2024, une part susceptible d’atteindre près de la moitié à moyen terme. Mais mesurer précisément cet impact relève aujourd’hui du casse-tête. Aucun acteur majeur — Google, Microsoft, Amazon ou Apple — ne distingue clairement, dans ses rapports environnementaux, ce qui relève spécifiquement des charges de travail liées à l’IA. Meta fait figure d’exception partielle en publiant sa consommation d’eau indirecte, liée à l’électricité achetée : 3,92 litres par kilowattheure, soit quatre fois plus que les estimations de référence. À l’inverse, Google assume ne pas communiquer ces données, arguant d’un manque de contrôle sur la production électrique — une position que l’étude juge révélatrice d’un déficit de transparence.</p><p>Face à ce flou, Alex de Vries-Gao appelle à des règles plus contraignantes : obligation de reporting détaillé, publication de métriques hydriques et carbone spécifiques à l’IA, et création d’un indice carbone des modèles. Certaines initiatives émergent, comme celle de Mistral, qui a publié une analyse environnementale détaillée de l’un de ses modèles et invite ses concurrents à faire de même. Sans cette transparence généralisée, prévient le chercheur, impossible d’évaluer l’efficacité réelle des stratégies de réduction d’impact.</p>","author_name":"Choses à Savoir"}