{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/66068a5353b2df0016606a3d/691b6c7a67ed28baece09960?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Où en est l’Europe sur la neutralité carbone ?","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/66068a5353b2df0016606a3d/1763404738546-a249b034-ef8b-42e5-b07d-d0d28d95f128.jpeg?height=200","description":"<p>La neutralité carbone d’ici 2050 est l’un des piliers du Pacte vert européen. Un cap fixé pour maintenir le réchauffement global sous la barre des +1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle. Alors que la COP 30 se tient au Brésil jusqu’au 21 novembre, l’heure est au bilan — et il est contrasté.</p><p><br></p><p>Le principe est clair : atteindre un équilibre entre les émissions de gaz à effet de serre et leur absorption par les puits de carbone naturels. Le Parlement européen le rappelle : pour parvenir à des émissions nettes nulles, les rejets de CO₂ devront être compensés par la séquestration du carbone. Problème : aucun dispositif artificiel n’est aujourd’hui capable de capturer le CO₂ à une échelle suffisante. Les technologies progressent, mais trop lentement pour répondre à l’urgence climatique. L’Union mise donc sur deux leviers : réduire drastiquement ses émissions, notamment grâce aux énergies renouvelables, et recourir à la compensation carbone. Elle s’est même dotée de la première loi climat contraignante au monde en 2021. Objectif intermédiaire : –55 % d’émissions d’ici 2030. Et un nouvel horizon proposé par la Commission en 2025 : –90 % d’ici 2040.</p><p><br></p><p>Sur le papier, les progrès existent. En 2023, les Vingt-Sept affichaient une baisse de 37 % des émissions nettes par rapport à 1990. Un rythme plus soutenu que prévu jusqu’en 2020, où l’UE avait déjà dépassé son objectif de –20 %. Mais depuis, la dynamique s’essouffle. À trajectoire constante, l’Union n’atteindrait que –43 % en 2030, loin des –55 % requis. Les experts d’Engie veulent toutefois croire qu’un sursaut est possible : les technologies nécessaires existent, rappellent-ils, il faut désormais massifier leur déploiement. Mais l’équation est serrée. Entre 2010 et 2020, les émissions européennes n’ont reculé que de 2 % par an. Pour respecter l’objectif 2050, il faudrait désormais doubler la cadence et viser –4 % chaque année.</p>","author_name":"Choses à Savoir"}