{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/66068a5353b2df0016606a3d/6908fb63911793d200f35d6e?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Renault a une solution pour des batteries moins chères ?","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/66068a5353b2df0016606a3d/1762196072860-c6d6bc95-002b-430e-b7a3-070b8e97554f.jpeg?height=200","description":"<p>Et si la prochaine grande avancée de Renault venait… du laboratoire ? Le constructeur français, via sa filiale Ampere, s’associe à la start-up américaine Stratus Materials pour développer une nouvelle génération de batteries baptisée LXMO, pour Lithium X Manganese Oxide. Une technologie prometteuse, qui pourrait bien changer la donne dans la course à la mobilité électrique.</p><p><br></p><p>Le cœur de cette innovation repose sur un choix chimique audacieux : remplacer le cobalt par du manganèse. Le cobalt, aujourd’hui omniprésent dans les batteries, reste un métal controversé. 80 % de sa production mondiale provient de République démocratique du Congo, où les conditions d’extraction sont souvent pointées du doigt : travail artisanal, exploitation d’enfants, pollution des sols et des eaux. En s’affranchissant de ce matériau, Renault ne se contente donc pas de réduire ses coûts — il répond à un enjeu éthique et géopolitique majeur.</p><p><br></p><p>Le manganèse, lui, est plus abondant, moins coûteux et surtout présent en Europe. Miser sur cet élément, c’est renforcer la souveraineté industrielle européenne, tout en diminuant la dépendance à la Chine. Selon Ampere, les batteries LXMO combineraient le meilleur des deux mondes : la densité énergétique des modèles NMC (nickel-manganèse-cobalt) et la stabilité thermique des batteries LFP (lithium-fer-phosphate). Résultat attendu : plus d’autonomie, moins de risques d’incendie et des coûts maîtrisés. Les premières estimations évoquent même une densité énergétique « jusqu’à deux fois supérieure » aux packs actuels. Les premiers prototypes seront testés au Battery Cell Innovation Lab d’Ampere, inauguré à Lardy, dans l’Essonne. L’objectif : vérifier la viabilité industrielle de cette chimie avant un passage à la production. « Ces cathodes offrent un équilibre rare entre performance, coût, sécurité et durée de vie », assure Nicolas Racquet, vice-président ingénierie d’Ampere. Encore au stade expérimental, cette batterie sans cobalt pourrait équiper demain les futures Mégane, Scénic ou Twingo électriques. Renault trace donc une nouvelle voie : celle d’une batterie européenne, éthique et durable. Un pari audacieux, mais essentiel pour rester dans la course à l’innovation électrique.</p>","author_name":"Choses à Savoir"}