{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/660681b953b2df00165f1c32/6adf75d70e0585e9dc39feb8?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Face aux licenciements IA, que prévoit la France ?","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/660681b953b2df00165f1c32/1793029460093-edf5278c-c41b-42a1-8e97-7a8247731d88.jpeg?height=200","description":"<p>Cinq mille emplois supprimés dans une banque qui vient pourtant d&#39;augmenter ses bénéfices de 12 %. C&#39;est ce qu&#39;a annoncé Barclays, au Royaume-Uni, le 22 octobre. L&#39;établissement explique vouloir réduire ses coûts grâce, notamment, à l&#39;automatisation et à l&#39;intelligence artificielle. Et pendant que certaines entreprises commencent à réduire leurs effectifs, la Chine vient de présenter un plan pour limiter les conséquences de cette transformation sur l&#39;emploi. Le 23 octobre, Pékin a publié dix-huit mesures destinées à accompagner l&#39;arrivée de l&#39;IA dans les entreprises. L&#39;idée est d&#39;éviter que les gains de productivité se traduisent trop brutalement par des suppressions de postes.</p><p><br></p><p>Le gouvernement chinois demande notamment d&#39;évaluer les risques pour l&#39;emploi avant certains projets d&#39;automatisation importants. Il encourage aussi les entreprises à privilégier l&#39;intelligence artificielle dans les métiers où la main-d&#39;œuvre manque, ou lorsque les tâches présentent des dangers pour les salariés. Autre proposition : instaurer des périodes de transition, pendant lesquelles les travailleurs seraient prévenus suffisamment tôt et accompagnés vers de nouvelles fonctions. Attention toutefois, ces orientations ne constituent pas une interdiction générale des licenciements liés à l&#39;IA.</p><p><br></p><p>Et en France ? Le gouvernement a présenté en septembre son programme « Impulsion IA 2027 », doté de plus de 80 millions d&#39;euros pour l&#39;année à venir. Douze mesures sont prévues, principalement autour de la formation, de l&#39;accompagnement des entreprises et de l&#39;observation des métiers menacés ou transformés. Les salariés bénéficient également de protections déjà inscrites dans le droit du travail. Dans certaines entreprises, les représentants du personnel doivent être consultés lorsqu&#39;une nouvelle technologie modifie sensiblement l&#39;organisation du travail.</p><p><br></p><p>En septembre, la justice française a ainsi suspendu un projet de réorganisation chez un éditeur de presse qui souhaitait automatiser une partie du travail de ses secrétaires de rédaction. L&#39;entreprise estimait que l&#39;IA pouvait accomplir environ 70 % de leurs tâches. Le tribunal a demandé des vérifications supplémentaires, notamment sur les conséquences pour les salariés restants. L&#39;exemple de Barclays montre cependant que l&#39;automatisation s&#39;inscrit souvent dans des stratégies plus larges de réduction des coûts. Il serait donc trompeur d&#39;attribuer chacune de ses cinq mille suppressions de postes à l&#39;IA seule.</p><p><br></p><p>Entre la Chine, qui cherche à ralentir les effets sociaux de l&#39;automatisation, et la France, qui privilégie la formation et les protections existantes, une même difficulté apparaît : les entreprises peuvent décider rapidement de réduire leurs effectifs, alors que la reconversion des salariés demande souvent plusieurs années.</p><p><br></p><p>Source : <a href=\"https://www.clubic.com/actualite-635923-la-chine-veut-freiner-les-licenciements-lies-a-l-ia-et-en-france-que-prevoit-on-pour-les-salaries.html\" rel=\"noopener noreferrer\" target=\"_blank\">Clubic</a></p>","author_name":"Choses à Savoir"}