{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/660681b953b2df00165f1c32/6aac00d5fa2bb1bafe277902?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Propagande : les chatbots sont plus résistants que les moteurs de recherche ?","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/660681b953b2df00165f1c32/1789656950568-e1764d67-5913-4a2f-ba97-3aff045b69dd.jpeg?height=200","description":"<p>Face à certaines campagnes de propagande étrangère, les grands chatbots ont fait mieux qu’une simple recherche Google. Mais leur avantage dépend surtout de leur capacité à décider quelles sources méritent d’être crues. </p><p><br></p><p>NPR et NewsGuard ont testé cet été six assistants connectés à internet : ChatGPT, Gemini, Copilot, Meta AI, Grok et Claude. Ils leur ont soumis trente questions construites à partir de quinze fausses informations diffusées par des acteurs russes, chinois ou iraniens entre décembre 2025 et juillet 2026. La moitié des questions étaient neutres. Les autres contenaient volontairement une prémisse fausse. Sur cet échantillon, les chatbots ont correctement contesté ces récits environ trois fois sur quatre, et ont globalement mieux résisté que les premières pages des moteurs de recherche. Le résultat est intéressant parce que ces assistants utilisent eux-mêmes le web. Leur avantage ne viendrait donc pas seulement de l’accès à davantage d’informations, mais de leur capacité à confronter plusieurs sources et à signaler qu’une question repose sur une affirmation trompeuse.</p><p><br></p><p>Cela ne les rend pas pour autant fiables par défaut. NPR a constaté que les chatbots citaient aussi des médias contrôlés ou alignés sur des États, à des taux comparables aux moteurs de recherche. Et les résumés générés directement dans la recherche ont été plus irréguliers : Google AI Overview a généralement bien résisté, tandis que les résumés de Bing ont échoué dans la majorité des cas testés. Une étude publiée en juillet dans les <em>Findings of ACL</em> renforce cette prudence. Quinze modèles ont été confrontés à plus de six mille affirmations vérifiées par PolitiFact. Ajouter une recherche web n’améliorait les résultats que modérément. En revanche, fournir directement aux modèles une sélection de fact-checks fiables améliorait très fortement leurs performances.</p><p><br></p><p>Autre limite : l’environnement linguistique. Une étude publiée dans <em>Nature</em> a montré que des modèles commerciaux répondaient plus favorablement aux institutions politiques chinoises lorsqu’ils étaient interrogés en chinois plutôt qu’en anglais, et que des contenus contrôlés par l’État chinois apparaissaient dans des corpus d’entraînement. Le message est donc moins spectaculaire qu’un duel entre IA et Google : connecter une intelligence artificielle à internet ne suffit pas. Pour distinguer information et propagande, le vrai avantage commence lorsqu’elle sait aussi hiérarchiser la crédibilité de ce qu’elle trouve.</p><p>&nbsp;</p><p><a href=\"https://www.stackchronicle.fr/2026/09/08/face-a-la-propagande-les-chatbots-ia-resistent-mieux-que-google-et-bing/\" rel=\"noopener noreferrer\" target=\"_blank\">Source</a></p>","author_name":"Choses à Savoir"}