{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/660681b953b2df00165f1c32/6aaad2d77f8a8df433ae5a07?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Taïwan investit 20 milliards aux USA pour les puces ?","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/660681b953b2df00165f1c32/1789579316510-67679768-3fe5-4452-ab49-3b35d0fd12d8.jpeg?height=200","description":"<p>Taïwan ne déplace plus seulement ses usines de puces vers les États-Unis : c’est désormais tout un écosystème technologique qui commence à traverser le Pacifique.  Le ministre taïwanais de l’Économie, Kung Ming-hsin, a annoncé que des entreprises de l’île, hors TSMC, prévoient environ 20 milliards de dollars d’investissements américains supplémentaires. Les sociétés concernées n’ont pas été nommées, et aucun calendrier précis n’a été communiqué. Le ministère indique simplement qu’il s’agit principalement d’acteurs des semi-conducteurs, de leurs fournisseurs et des serveurs destinés à l’intelligence artificielle.</p><p><br></p><p>Ces 20 milliards s’inscrivent dans un accord beaucoup plus vaste conclu avec Washington début 2026. Les entreprises taïwanaises doivent réaliser au moins 250 milliards de dollars de nouveaux investissements directs aux États-Unis. Taïwan prévoit également jusqu’à 250 milliards de dollars de garanties de crédit pour faciliter d’autres implantations. En échange, les produits taïwanais bénéficient notamment d’un tarif douanier réciproque plafonné à 15 %, tandis que les fabricants de semi-conducteurs investissant aux États-Unis obtiennent un traitement préférentiel sur certains droits américains.</p><p><br></p><p>TSMC reste évidemment le poids lourd du mouvement. En juillet, le fondeur a ajouté 100 milliards de dollars à son programme en Arizona, portant son investissement prévu à 265 milliards. Quatre nouvelles usines doivent notamment produire en 2 nanomètres ou avec des procédés encore plus avancés. Mais une fab ne fonctionne jamais seule. Elle dépend de fournisseurs de matériaux, d’équipements, d’emballage avancé, d’énergie et de dizaines de services spécialisés. Attirer ce réseau autour de TSMC permet donc aux États-Unis de construire progressivement une véritable filière, plutôt que quelques usines isolées.</p><p><br></p><p>Pour Taipei, l’équilibre est délicat. Le gouvernement présente ces investissements comme des décisions prises par les entreprises privées, tout en assumant une stratégie consistant à rester industriellement « enraciné à Taïwan » tout en se développant à l’étranger. Le président Lai Ching-te insiste notamment sur le maintien dans l’île des technologies essentielles et des centres de recherche.</p><p><br></p><p>Le déplacement géographique des semi-conducteurs ne se mesure donc plus seulement aux usines de TSMC. Le véritable changement commence lorsque leurs fournisseurs suivent. Et c’est précisément ce mouvement que les 20 milliards annoncés viennent maintenant rendre visible.</p><p>&nbsp;</p><p>Source : <a href=\"https://www.stackchronicle.fr/2026/09/09/tsmc-nest-plus-seule-toute-lindustrie-taiwanaise-des-puces-veut-simplanter-aux-etats-unis/\" rel=\"noopener noreferrer\" target=\"_blank\">Stack Chronicle</a></p>","author_name":"Choses à Savoir"}