{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/660681b953b2df00165f1c32/6aa0251a4f0fa94d53b20ac2?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Fiasco en vue pour le Starlink made in Russie ?","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/660681b953b2df00165f1c32/1788879485693-72d04bf6-41a9-4d11-8313-779f594edc28.jpeg?height=200","description":"<p>La Russie veut disposer de son propre Starlink pour ne plus dépendre d’une entreprise américaine sur le champ de bataille. Mais ses premiers satellites opérationnels ont un problème très concret : aucun des 32 lancés cette année n’a encore atteint l’orbite finale prévue.</p><p><br></p><p>Rassvet est développé par l’entreprise russe Bureau 1440. Sur le papier, la constellation doit fonctionner autour de 800 kilomètres d’altitude, fournir jusqu’à un gigabit par seconde et utiliser des liaisons laser entre satellites. L’objectif est de construire plusieurs centaines d’appareils pour offrir une connexion permanente, y compris dans les zones dépourvues de réseaux terrestres. Deux groupes de seize satellites ont été lancés, en mars puis le 19 juillet, à bord de fusées Soyouz. Ils sont volontairement déposés plus bas et doivent ensuite utiliser leurs propres moteurs électriques pour monter vers leur orbite définitive. C’est là que les difficultés commencent.</p><p><br></p><p>Douze satellites du premier groupe se sont stabilisés autour de 500 à 550 kilomètres. Un autre est déjà retombé dans l’atmosphère en juin. Le deuxième groupe se porte encore moins bien : fin août, plusieurs appareils évoluaient seulement entre 300 et 400 kilomètres et certains perdaient déjà de l’altitude. Plus un satellite reste bas, plus les traces d’atmosphère le freinent et raccourcissent sa durée de vie. Il faut donc nuancer le mot « fiasco ». Rassvet ne fonctionne pas encore comme prévu, mais il n’est pas inutile. Selon des analyses ukrainiennes reprises par l’Institute for the Study of War, les douze satellites les mieux placés offriraient déjà deux fenêtres quotidiennes de connexion, pouvant atteindre environ une heure et demie. Cela peut suffire ponctuellement pour piloter des drones ou transmettre des données militaires.</p><p><br></p><p>L’urgence russe s’explique aussi par février dernier : SpaceX a désactivé, avec Kyiv, des milliers de terminaux Starlink non autorisés utilisés par les forces russes en Ukraine. Moscou cherche depuis à accélérer son indépendance. Mais accélérer devient encore plus difficile : l’Ukraine a frappé en août le centre Progress de Samara, qui produit les fusées Soyouz utilisées pour ces lancements. L’Europe observe évidemment cette bataille. Elle vient elle-même d’accélérer IRIS², sa future constellation souveraine, désormais portée à 348 satellites. Car la guerre en Ukraine a définitivement changé le statut de l’Internet spatial : ce n’est plus seulement un service de télécommunications. C’est devenu une infrastructure stratégique, et parfois une arme.</p>","author_name":"Choses à Savoir"}