{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/660681b953b2df00165f1c32/6a8d93e7f97516394c724461?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Le passeport numérique des produits débarque en Europe ?","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/660681b953b2df00165f1c32/1787663106106-65aedf98-6b2f-481a-bc83-8324d0694081.jpeg?height=200","description":"<p>L’Europe prépare un nouvel outil pour rendre les produits plus transparents : le passeport numérique de produit. Le principe est assez simple. Chaque objet disposerait d’une sorte de carte d’identité électronique, accessible par exemple grâce à un QR code ou une puce scannée avec un smartphone.</p><p><br></p><p>Ce passeport doit rassembler des informations aujourd’hui dispersées ou difficiles d’accès : origine des matériaux, composition, part de matières recyclées, possibilités de réparation, consignes de recyclage ou encore données environnementales. L’objectif de Bruxelles est d’accompagner le développement d’une économie plus circulaire, dans laquelle les produits sont mieux suivis tout au long de leur cycle de vie. Le déploiement sera progressif. Toutes les catégories ne seront pas concernées immédiatement. L’Union européenne entend commencer par plusieurs secteurs jugés prioritaires : les batteries, notamment celles des véhicules électriques et des équipements industriels, mais aussi le textile, l’électronique, l’électroménager, les matériaux de construction ou encore le mobilier.</p><p><br></p><p>Les batteries doivent faire partie des premières catégories concernées, avant une extension progressive du dispositif au cours de la décennie. Pour les entreprises, le chantier est important. Il faudra documenter davantage les étapes de fabrication, retracer l’origine des matières premières et garantir la fiabilité des informations mises à disposition. Cela suppose de nouveaux outils numériques et parfois une réorganisation de la chaîne d’approvisionnement. Pour les consommateurs, l’intérêt réside surtout dans l’accès à davantage d’informations au moment de l’achat. Un simple scan pourrait permettre de comparer plus facilement plusieurs produits selon leur durée de vie, leur réparabilité, la disponibilité de pièces détachées ou leur contenu en matières recyclées.</p><p><br></p><p>Le passeport pourrait aussi faciliter la réparation et le recyclage en indiquant plus clairement les composants présents et les solutions disponibles en fin de vie. L’enjeu dépasse donc la simple étiquette numérique. Ce dispositif vise à modifier progressivement la manière dont les objets sont conçus, vendus, utilisés puis recyclés. Pour les fabricants, il s’agit d’une nouvelle obligation de traçabilité. Pour les acheteurs, d’un outil supplémentaire pour mieux comprendre ce qu’ils achètent. Et pour l’Union européenne, d’un moyen d’inscrire davantage la transparence et la durabilité dans le fonctionnement même du marché.</p>","author_name":"Choses à Savoir"}