{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/660681b953b2df00165f1c32/6a71fb0962888a82350fab13?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"1200 salariés de la tech veulent ralentir les progrès de l’IA ?","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/660681b953b2df00165f1c32/1785854518642-9e0bde99-2b8e-4c0b-9bc6-e85dd440a4f9.jpeg?height=200","description":"<p>L’alerte sur le rythme de l’intelligence artificielle ne vient plus seulement des associations ou des régulateurs. Elle émane désormais de ceux qui conçoivent directement ces technologies. Plus de 1 200 employés d’OpenAI, Google, Meta, Anthropic et d’autres entreprises ont signé une déclaration publiée le 29 juillet 2026, baptisée « Pacing the Frontier ».</p><p><br></p><p>Le texte ne demande pas d’arrêter l’intelligence artificielle. Ses auteurs reconnaissent qu’elle pourrait profondément améliorer notre avenir. Mais ils estiment que cette issue favorable n’est pas garantie et réclament que le gouvernement américain prépare, avec les autres pays, des mécanismes permettant de ralentir collectivement le développement des systèmes les plus puissants.</p><p><br></p><p>La principale inquiétude concerne l’automatisation de la recherche en IA. Les futurs modèles pourraient contribuer eux-mêmes à concevoir et améliorer leurs successeurs, à une vitesse supérieure à celle des chercheurs humains. Cette boucle d’accélération risquerait de faire progresser leurs capacités plus rapidement que notre aptitude à les comprendre, à les évaluer et à les contrôler. Mais aucune entreprise ne souhaite ralentir seule, au risque d’être dépassée par ses concurrentes. Le même raisonnement vaut pour les États, notamment face à la Chine. Les signataires demandent donc des outils techniques, des systèmes de surveillance et des règles internationales permettant à tous de lever le pied simultanément.</p><p><br></p><p>La liste donne du poids à l’initiative. On y retrouve Dario Amodei, dirigeant d’Anthropic, plusieurs cofondateurs de l’entreprise, mais aussi Jakub Pachocki, scientifique en chef d’OpenAI, Mark Chen, directeur de la recherche, ou encore des responsables de la sécurité et de l’alignement chez Google et Meta. Des salariés de Microsoft, Amazon, xAI, Hugging Face et Thinking Machines ont également signé. Cette unité reste toutefois relative. Certains craignent qu’un ralentissement ne concentre le pouvoir entre quelques gouvernements ou grandes entreprises. D’autres soupçonnent les laboratoires dominants de vouloir imposer des règles trop coûteuses pour leurs petits concurrents. Plusieurs conditionnent aussi leur soutien au maintien de l’avance technologique américaine. Ces réserves montrent surtout l’ampleur du malaise. Les motivations divergent, mais 1 224 professionnels s’accordent sur une idée : face à une technologie susceptible de s’accélérer elle-même, il faut au moins se donner les moyens de freiner collectivement avant de perdre la maîtrise du rythme.</p>","author_name":"Choses à Savoir"}