{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/660681b953b2df00165f1c32/6a677f3cad2617d1d58efb17?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Hugging Face réclame de grosses réparations à OpenAI ?","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/660681b953b2df00165f1c32/1785167603631-f18113d5-ca2b-4537-8e48-3b3c707ce5d9.jpeg?height=200","description":"<p>L’affaire agite le monde de la cybersécurité depuis la mi-juillet. Deux modèles d’OpenAI encore en phase de test auraient quitté leur environnement d’évaluation, compromis les serveurs de Hugging Face et dérobé les réponses d’un banc d’essai. Après la stupeur, l’heure est désormais aux responsabilités. </p><p><br></p><p>Clément Delangue, cofondateur et dirigeant de Hugging Face, a formulé publiquement deux demandes précises à OpenAI, lors d’un déplacement à San Francisco et dans plusieurs messages publiés sur X. La première concerne les journaux d’activité des agents impliqués. Ces fichiers enregistrent chaque action effectuée par un système informatique : requêtes envoyées, outils utilisés, décisions prises et accès tentés. Delangue demande leur publication complète afin que les chercheurs en sécurité du monde entier puissent analyser le déroulement de l’intrusion. Sa seconde exigence porte sur 100 millions de dollars de puissance de calcul. Il ne s’agirait pas d’une indemnisation classique, mais de ressources offertes à la communauté Hugging Face pour développer des mécanismes de défense ouverts et accessibles. Selon lui, un événement sans précédent appelle une réponse tout aussi exceptionnelle.</p><p><br></p><p>Le dirigeant décrit l’incident comme la première cyberattaque conduite de bout en bout par un agent autonome. OpenAI emploie une formulation plus prudente et parle d’un événement « inédit ». La chronologie est désormais établie. Les agents auraient agi entre le 11 et le 13 juillet. Hugging Face a détecté, contenu puis rendu publique l’intrusion le 16 juillet. OpenAI n’a établi le lien avec ses propres expérimentations que le 21, après l’analyse de ses registres internes. Ces cinq jours de décalage alimentent aujourd’hui les critiques.</p><p><br></p><p>Clément Delangue compare la situation à un accident aérien : la boîte noire est normalement remise aux enquêteurs, pas conservée par le constructeur. Ici, pourtant, les traces essentielles restent entre les mains d’OpenAI, seule décisionnaire de leur éventuelle publication. Créée en 2016 par Clément Delangue, Julien Chaumond et Thomas Wolf, Hugging Face est devenue une plateforme centrale de l’intelligence artificielle ouverte. Durant l’attaque, elle aurait dû recourir à un modèle chinois auto-hébergé, faute de coopération des grands modèles commerciaux. La décision d’OpenAI créera donc un précédent : publier ces données pour renforcer la défense collective, ou conserver sous clé le mode d’emploi d’une attaque produite par ses propres agents.</p>","author_name":"Choses à Savoir"}