{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/660681b953b2df00165f1c32/6a6245ef4fac21e67fb25903?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Des contrôles radars des voitures depuis l’espace ?","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/660681b953b2df00165f1c32/1784824147956-c1d806af-8b84-4e2a-b43d-85c006ee0a38.jpeg?height=200","description":"<p>Depuis le 7 juillet 2024, toutes les voitures neuves vendues dans l’Union européenne doivent être équipées de l’assistant intelligent de vitesse, l’ISA. Ce système combine une caméra, qui lit les panneaux, et une carte numérique alimentée par la position GPS ou Galileo. Lorsque la voiture dépasse la limite détectée, une alerte sonore ou visuelle se déclenche. Le conducteur conserve toutefois la maîtrise de l’accélérateur et peut désactiver l’ISA à chaque démarrage.</p><p> </p><p>Mais selon le Daily Mail, Bruxelles envisagerait une étape supplémentaire après 2030 : empêcher directement les dépassements en limitant la puissance du moteur. À ce stade, la Commission européenne n’a confirmé aucun projet officiel. Et contrairement à certaines formulations, ce ne serait pas le satellite qui ralentirait la voiture. Le satellite transmet uniquement une position. Le calculateur embarqué compare ensuite ces coordonnées à une carte des limitations. La caméra vérifie parallèlement les panneaux présents sur la route. En cas de contradiction, le règlement européen prévoit que le panneau physique prime. Toute décision serait donc prise à bord du véhicule, pas depuis l’espace.</p><p><br></p><p>Le principal problème reste la fiabilité. Le laboratoire britannique Thatcham Research a testé plusieurs modèles équipés de l’ISA. Le moins performant atteignait 91,3 % de précision sur la distance parcourue, mais seulement 74,3 % au moment précis des changements de limitation. Même le meilleur modèle tombait à 90,3 % dans ces transitions. Une erreur à l’entrée d’une zone limitée à 32 kilomètres par heure pourrait donc provoquer un ralentissement brutal si le système agissait automatiquement.</p><p>Des inquiétudes concernent aussi le piratage et la collecte des données de localisation. Le Royaume-Uni affirme d’ailleurs ne préparer aucun dispositif de ce type. </p><p><br></p><p>Aujourd’hui, entre 40 et 60 % des automobilistes dépasseraient les limitations, tandis que 46 % des conducteurs de véhicules neufs désactivent l’ISA. En l’état, rien ne permet donc d’annoncer un bridage automatique après 2030. Mais le débat est réel : jusqu’où faut-il limiter la liberté du conducteur pour protéger les autres usagers ? En mai 2026, 317 personnes ont été tuées sur les routes françaises, contre 305 un an plus tôt, soit une hausse de 4 %.</p>","author_name":"Choses à Savoir"}