{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/660681b953b2df00165f1c32/6a317e62780d0f7579c09cf5?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"La France s'allie au Canada pour maitriser le quantique ?","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/660681b953b2df00165f1c32/1781628276839-2ba65ee6-1a85-440a-8b9f-6ac3f567c004.jpeg?height=200","description":"<p>La France et le Canada ont décidé d'unir davantage leurs&nbsp;forces dans la course mondiale aux technologies quantiques.&nbsp;Le 29 mai, en marge du G7 numérique organisé à Bercy sous présidence française, la ministre&nbsp;Anne Le Hénanff et son homologue canadien Evan Solomon ont signé une déclaration&nbsp;conjointe destinée à structurer cette coopération.</p><p><br></p><p>Les deux pays entretiennent&nbsp;depuis plusieurs décennies des liens scientifiques étroits nourris par les échanges entre&nbsp;universités, laboratoires, chercheurs et étudiants.</p><p>Cette signature a surtout permis de demander un nouveau cadre politique et industriel&nbsp;à une collaboration déjà bien installée.&nbsp;Quelques jours plus tôt, le 20 mai, Emmanuel Macron avait annoncé un réinvestissement&nbsp;massif de la France dans le quantique et les semi-conducteurs.&nbsp;Dans un secteur dominé par une compétition internationale intense, Paris a choisi&nbsp;de renforcer ses alliances avec des partenaires considérés comme fiables, après avoir&nbsp;déjà conclu un rapprochement comparable avec l'Allemagne.</p><p><br></p><p>Mais de quoi parle-t-on exactement ? Les technologies quantiques exploitent les propriétés&nbsp;très particulières de la matière à l'échelle de l'infiniment petit.&nbsp;Elles peuvent notamment permettre de développer des ordinateurs capables de résoudre&nbsp;certains problèmes hors de portée, des machines classiques, des réseaux de&nbsp;capteurs d'une précision extrême.&nbsp;Et la déclaration franco-canadienne a ciblé ces trois grands domaines.&nbsp;Elle a prévu de soutenir des programmes communs de recherche et développement, de&nbsp;favoriser les investissements croisés et de rapprocher les entreprises de ces&nbsp;deux pays.&nbsp;L'objectif était aussi de participer à la construction d'un marché mondial&nbsp;du quantique fondé sur des règles et des standards partagés.</p><p><br></p><p>Autre enjeu central, les compétences.&nbsp;Sans scientifiques, ingénieurs et techniciens spécialisés, les ambitions&nbsp;industrielles restent théoriques.&nbsp;Paris et Ottawa ont donc misé sur des ateliers, des séminaires et des échanges&nbsp;de chercheurs pour former une nouvelle génération de professionnels.&nbsp;Au-delà de la science, cette alliance a porté un message politique.&nbsp;La maîtrise du quantique est devenue une question de souveraineté technologique,&nbsp;mais aussi de sécurité économique.</p><p>&nbsp;Pour Anne Le Hénanff, la coopération avec les partenaires de confiance reste&nbsp;donc indispensable.&nbsp;Les discussions se sont poursuivies dans le cadre du groupe de travail du G7&nbsp;consacré au quantique, créé sous la présidence canadienne.&nbsp;Dans cette course stratégique, la France et le Canada ont choisi de ne</p><p>&nbsp;pas courir seuls.</p>","author_name":"Choses à Savoir"}