{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/660681b953b2df00165f1c32/684996db86b5e77739e8949a?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"L'IA peut reconnaître organes et tumeurs en quelques minutes ?","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/660681b953b2df00165f1c32/1749652910692-12958d29-ae75-481b-9ea3-f1ce450fb5f8.jpeg?height=200","description":"<p>À l’hôpital Georges-Pompidou, à Paris, la radiothérapie entre dans une nouvelle ère. Fini le temps où les médecins passaient des heures à dessiner à la main chaque organe sur les images d’un scanner. Désormais, l’intelligence artificielle s’invite dans le protocole, en assistant les équipes médicales dans cette tâche aussi cruciale que chronophage.</p><p><br></p><p>Avant chaque traitement par rayons, les praticiens doivent identifier la tumeur et les zones à préserver, image par image. Une tâche complexe, réalisée manuellement depuis des décennies. Mais depuis peu, un outil numérique automatise l’analyse, en segmentant les scanners en quelques minutes à peine. L’IA repère les organes, isole la tumeur, et propose un modèle prêt à être relu et validé. Le médecin garde bien entendu la main. La machine ne décide rien seule : elle fait office de super-assistant. « En trois minutes, tout est déjà contouré », explique le professeur Jean-Emmanuel Bibault, oncologue et enseignant à l’université Paris-Cité. Chaque organe – cœur, poumons, moelle – apparaît dans une couleur distincte. Autrefois, ce travail nécessitait plusieurs heures, avec un balayage patient par patient, coupe par coupe. </p><p><br></p><p>Aujourd’hui, l’automatisation allège cette phase technique et redonne du temps aux consultations. « Ce logiciel nous a changé la vie », résume le professeur Bibault.</p><p>Florence, 63 ans, en traitement pour un cancer du poumon, se dit rassurée : « Je fais confiance à l’équipe, pas à une machine. Mais si elle peut aider, tant mieux. » Le système agit comme un interne : il propose un brouillon, que le médecin valide ou corrige. Demain, ces outils pourraient aller plus loin : aider à calculer les doses, affiner les plans thérapeutiques. Une avancée prometteuse, mais qui ne doit pas masquer les inégalités. L’OMS alerte : ces technologies restent hors de portée de nombreux pays en développement. Une révolution, oui — mais à condition qu’elle soit partagée.</p>","author_name":"Choses à Savoir"}