{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/660681b953b2df00165f1c32/660681c57433270016761c2d?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"ChatGPT poursuivi pour diffamation ?","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/660681b953b2df00165f1c32/660681c57433270016761c2d.jpg?height=200","description":"<p>Un chatbot comme ChatGPT peut-il être poursuivi en justice pour diffamation ? Ou plutôt, la société à l’origine de l’outil ? Voilà une question que devra trancher la Cour supérieure du comté de Gwinnett, dans l’état de Géorgie aux États-Unis. Car Mark Walters, un animateur de radio, poursuit OpenAI après que ChatGPT a inventé de fausses accusations à son encontre. La plainte déposée début juin, pourrait constituer la première affaire de diffamation contre une intelligence artificielle. Dans le détail, cette affaire vise aussi à clarifier la responsabilité des éditeurs d’IA.</p><p>Mark Walters n’a pas constaté lui-même les « mensonges » de ChatGPT. C’est Fred Riehl, rédacteur en chef d’un média spécialisé dans les armes à feu, qui a mis en lumière les tromperies de l’IA, alors qu’il tentait de résumer une affaire judiciaire autour du procureur général de Washington. Le journaliste aurait soumis à ChatGPT le lien vers un PDF de la plainte. L’IA aurait alors synthétisé l’affaire en incluant des éléments « faux » au sujet de l’animateur radio, lui-même pro-armes et habitué aux déclarations clivantes. Selon le résumé produit par ChatGPT, Mark Walters serait accusé d’avoir détourné plus de 5 millions de dollars d’une organisation à but non lucratif. Une accusation inventée selon l’animateur et ses proches</p><p>Pour l’heure, aucun précédent juridique aux États-Unis ne semble pouvoir aider les juges dans leur décision. Dans sa version web, l’interface de ChatGPT précise que l’IA « peut produire des informations inexactes sur des personnes, des lieux ou des faits .» Un message d’avertissement qui pourrait ne pas suffire à innocenter totalement OpenAI. Les juges amenés à trancher l’affaire pourraient ainsi créer un précédent juridique qui s’appliquerait aux prochaines affaires de même nature. Dans une note publiée sur Reason.com, le constitutionnaliste américain Eugene Volokh affirme que de « telles poursuites en diffamation sont en principe juridiquement recevables. » Dans le cas présent, la plainte pourrait toutefois ne pas l’être en raison de l’absence de « dommages réels » pour Mark Walters, ainsi que l’absence de volonté de nuire de la part d’OpenAI.</p>","author_name":"Choses à Savoir"}