{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/660679208268a800165a28ef/6aede27df447607cd644069e?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Pourquoi les Soviétiques ont-ils installé un canon dans l'espace ?","description":"<p>Dans les années 1960, les États-Unis et l&#39;URSS se livrent une compétition acharnée pour la conquête de l&#39;espace. Mais derrière les exploits scientifiques se cache aussi un enjeu militaire : observer les installations ennemies depuis l&#39;orbite terrestre.</p><p>Les Soviétiques développent alors un programme secret baptisé Almaz, qui signifie « diamant » en russe.</p><p>Son objectif est de placer des stations spatiales militaires en orbite, avec des cosmonautes chargés de photographier les bases militaires, les aérodromes et les mouvements de troupes occidentaux.</p><p>Contrairement aux satellites espions automatiques, ces stations permettent à des humains de sélectionner directement les cibles et d&#39;adapter les observations.</p><p>Pour dissimuler leur véritable fonction, certaines stations Almaz sont lancées sous le nom officiel de Saliout, également utilisé pour les stations scientifiques soviétiques.</p><p>Trois stations Almaz atteignent effectivement l&#39;orbite : Saliout 2, Saliout 3 et Saliout 5, entre 1973 et 1976.</p><p>Mais les ingénieurs soviétiques redoutent une menace : qu&#39;un engin spatial américain s&#39;approche de leurs installations pour les inspecter, les endommager ou les neutraliser.</p><p>Ils décident donc d&#39;équiper l&#39;une de ces stations, Saliout 3, d&#39;un canon automatique de 23 millimètres, dérivé d&#39;une arme aéronautique conçue par Alexandre Noudelman.</p><p>L&#39;arme peut théoriquement tirer plusieurs centaines de coups par minute. Mais son utilisation dans l&#39;espace pose un problème physique majeur : le recul.</p><p>Selon la troisième loi de Newton, lorsqu&#39;un canon propulse un projectile dans une direction, il subit une force opposée. Sur Terre, cette force est absorbée par son support. En orbite, elle risque de modifier le mouvement et l&#39;orientation de toute la station.</p><p>Les ingénieurs prévoient donc d&#39;utiliser les propulseurs de la station pour compenser les effets du tir.</p><p>En janvier 1975, alors que Saliout 3 est inhabitée et sur le point d&#39;être désorbitée, les Soviétiques réalisent un essai secret.</p><p>Le canon tire une vingtaine de projectiles, selon les informations rendues publiques ultérieurement. L&#39;essai est considéré comme réussi, même si ses résultats détaillés restent mal connus.</p><p>Ce sera son unique utilisation connue dans l&#39;espace.</p><p>Le programme Almaz sera finalement abandonné sous sa forme habitée, notamment parce que les satellites espions automatiques deviennent plus performants et moins coûteux.</p><p>L&#39;existence du programme militaire et de son armement sera progressivement révélée après la fin de l&#39;URSS.</p><p>Cette histoire rappelle une réalité méconnue : bien avant les débats actuels sur la militarisation de l&#39;espace, les Soviétiques avaient déjà transformé une station orbitale en plateforme armée.</p>","author_name":"Choses à Savoir"}