{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/660679208268a800165a28ef/6adb25103ad7f6855182fc37?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Comment les Mayas prédisaient-ils les éclipses solaires ?","description":"<p>Il y a près de mille ans, bien avant l&#39;invention des télescopes et des ordinateurs, les Mayas étaient capables d&#39;anticiper les éclipses solaires avec une précision remarquable. Comment avaient-ils réussi cet exploit ? Une étude publiée en octobre 2025 dans la revue scientifique Science Advances apporte une explication fascinante.</p><p>Tout commence avec un manuscrit exceptionnel : le codex de Dresde. Ce livre maya, composé de pages pliées en accordéon et couvertes de symboles, contient notamment des tableaux astronomiques extrêmement élaborés.</p><p>Pour comprendre leur fonctionnement, rappelons d&#39;abord ce qu&#39;est une éclipse solaire. Elle se produit lorsque la Lune passe entre la Terre et le Soleil, masquant temporairement ce dernier. Mais ce phénomène n&#39;arrive pas à chaque nouvelle Lune, car l&#39;orbite lunaire est légèrement inclinée. Il faut donc un alignement particulier des trois astres.</p><p>Les astronomes mayas avaient remarqué que ces configurations revenaient selon certains cycles.</p><p>Leur secret reposait sur la combinaison de deux calendriers.</p><p>Le premier suivait les phases de la Lune, avec des mois d&#39;environ 29 jours et demi. Le second, appelé Tzolk&#39;in, était un calendrier rituel de 260 jours.</p><p>Or, les Mayas avaient découvert une coïncidence mathématique remarquable : 405 mois lunaires correspondent presque exactement à 46 cycles de 260 jours, soit 11 960 jours.</p><p>Cette correspondance permettait de faire coïncider les deux calendriers et d&#39;anticiper les nouvelles lunes.</p><p>Mais ce n&#39;est pas tout.</p><p>En observant les éclipses pendant des générations, les astronomes mayas avaient également identifié certaines périodes pendant lesquelles elles pouvaient se produire, généralement séparées d&#39;environ six mois lunaires.</p><p>Ils avaient ainsi construit un tableau recensant 69 dates lunaires, dont 55 correspondaient à des possibilités d&#39;éclipses.</p><p>Cependant, leurs calculs présentaient un problème : avec le temps, de petites erreurs s&#39;accumulaient.</p><p>C&#39;est précisément ce qu&#39;ont éclairci les chercheurs John Justeson et Justin Lowry.</p><p>Selon leur étude, les Mayas pouvaient éviter cette dérive en faisant se chevaucher leurs tableaux, notamment en recommençant leurs calculs après 223 ou 358 mois lunaires.</p><p>Cette méthode aurait permis de conserver des prévisions fiables pendant plusieurs siècles, même si elle ne garantissait pas que chaque éclipse serait visible depuis un endroit précis.</p><p>Enfin, ces calculs possédaient une dimension religieuse essentielle. Pour les Mayas, les éclipses étaient des événements chargés de significations surnaturelles.</p><p>L&#39;astronomie n&#39;était donc pas séparée de la religion : comprendre les mouvements du ciel, c&#39;était aussi chercher à préserver l&#39;équilibre du monde.</p>","author_name":"Choses à Savoir"}