{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/660679208268a800165a28ef/6acca244d3bfab176e82021a?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Peut-on apprendre à voir avec ses oreilles comme les chauves-souris ?","description":"<p>Cette faculté porte un nom : c&#39;est l’écholocalisation. Et son principe est relativement simple. Lorsqu’une chauve-souris émet un son, celui-ci rebondit sur les objets environnants avant de revenir vers elle. En analysant ces échos, l’animal peut déterminer la position, la distance et parfois même la forme des obstacles.</p><p>Or, certains humains savent également utiliser cette technique, notamment des personnes aveugles qui produisent de petits claquements avec leur langue. Les échos leur permettent de percevoir leur environnement sans le voir.</p><p>Mais une question intriguait les scientifiques : cette capacité nécessite-t-elle des années de pratique ? Et surtout, peut-elle être acquise par des personnes qui voient normalement ?</p><p>Pour le savoir, des chercheurs britanniques ont entraîné 26 adultes, dont 12 personnes aveugles et 14 voyantes, pendant dix semaines.</p><p>Au cours de vingt séances, les participants ont appris à reconnaître la taille d’objets, leur orientation et à se déplacer grâce aux échos produits par leurs propres claquements de langue.</p><p>Les résultats sont remarquables : tous les participants ont progressé, qu’ils soient voyants ou non-voyants.</p><p>Mais le plus surprenant est apparu lorsque les chercheurs ont examiné leur cerveau grâce à l’imagerie par résonance magnétique.</p><p>Après l’entraînement, les échos provoquaient une activité plus importante dans une région appelée cortex visuel primaire. Autrement dit, une zone du cerveau normalement associée à la vision participait désormais davantage au traitement d’informations sonores.</p><p>Et ce phénomène concernait aussi les personnes voyantes !</p><p>Cette découverte est importante, car on pensait que de telles réorganisations concernaient surtout les cerveaux privés de vision depuis longtemps.</p><p>Elle illustre donc ce que les scientifiques appellent la neuroplasticité : la capacité du cerveau à modifier son fonctionnement en réponse à l’apprentissage et à l’expérience.</p><p>Mais attention hein, cela ne signifie pas que les participants voyaient réellement avec leurs oreilles. Mais leur cerveau apprenait à exploiter autrement les informations sonores pour mieux comprendre l’espace.</p><p>À terme, cette technique pourrait notamment aider les personnes aveugles à gagner en autonomie dans leurs déplacements.</p><p>Voila. Finalement, cette expérience nous rappelle une chose fascinante : même à l’âge adulte, notre cerveau possède des capacités d’adaptation bien plus importantes qu’on ne l&#39;imaginait.</p>","author_name":"Choses à Savoir"}