{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/660679208268a800165a28ef/6aa91f65fca3d5c77b4ea21f?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Comment une plante peut-elle survivre plus de 50 ans dans un bocal fermé ?","description":"<p>Imaginez une plante enfermée dans une bouteille, sans recevoir une seule goutte d’eau pendant des décennies… et qui continue pourtant à vivre.</p><p><br></p><p>C’est l’expérience étonnante réalisée par le Britannique David Latimer.</p><p><br></p><p>En 1960, il place dans une grande bouteille en verre d’environ 38 litres du terreau et une plante du genre Tradescantia, également appelée misère. Il ajoute de l’eau et laisse la plante se développer.</p><p><br></p><p>Puis, en 1972, il l’arrose une dernière fois et ferme hermétiquement la bouteille.</p><p><br></p><p>Depuis, plus rien ou presque n’entre ni ne sort.</p><p><br></p><p>Alors comment la plante peut-elle survivre ?</p><p><br></p><p>Parce que Latimer a involontairement créé un écosystème miniature presque fermé.</p><p><br></p><p>Premier élément indispensable : l’eau.</p><p><br></p><p>La plante absorbe l’eau présente dans le sol par ses racines. Une partie est ensuite rejetée sous forme de vapeur par les feuilles, lors d’un phénomène appelé transpiration.</p><p><br></p><p>Mais puisque la bouteille est fermée, cette vapeur ne peut pas s’échapper. Elle se dépose sur les parois, se condense en petites gouttes puis retombe dans la terre.</p><p><br></p><p>Autrement dit, il pleut en quelque sorte à l’intérieur de la bouteille. L’eau tourne continuellement en circuit fermé.</p><p><br></p><p>Deuxième élément : les gaz.</p><p><br></p><p>Grâce à la lumière qui traverse le verre, la plante réalise la photosynthèse. Elle utilise du dioxyde de carbone, de l’eau et l’énergie lumineuse pour produire des sucres qui lui servent de nourriture, tout en libérant de l’oxygène.</p><p><br></p><p>Mais la plante respire également. Elle consomme une partie de cet oxygène et rejette du dioxyde de carbone, qui pourra ensuite être réutilisé pour la photosynthèse.</p><p><br></p><p>Enfin, les nutriments eux-mêmes sont recyclés.</p><p><br></p><p>Lorsque certaines feuilles meurent et tombent au sol, des micro-organismes présents dans le terreau les décomposent. Cette matière organique libère des éléments minéraux qui peuvent de nouveau être absorbés par les racines.</p><p><br></p><p>Le système n’est toutefois pas totalement isolé.</p><p><br></p><p>Une chose essentielle continue d’entrer : l’énergie du Soleil.</p><p><br></p><p>C’est elle qui alimente tout le mécanisme. La bouteille est donc presque fermée pour la matière, mais ouverte pour l’énergie.</p><p><br></p><p>L’expérience de David Latimer illustre ainsi à petite échelle le fonctionnement d’un écosystème naturel : l’eau et les nutriments y sont continuellement recyclés, tandis que l’énergie provient essentiellement du Soleil.</p><p><br></p><p>Dans cette simple bouteille se trouve donc une sorte de Terre miniature… capable de fonctionner pendant des décennies presque toute seule.</p>","author_name":"Choses à Savoir"}