{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/660679208268a800165a28ef/6a9fd7c8f8f4d4258905be52?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Pourquoi la météo a-t-elle été décisive pour le Débarquement ?","description":"<p>Le 6 juin 1944, près de 160 000 soldats alliés se lancent à l’assaut des côtes normandes. Mais quelques heures seulement séparent cette opération historique d’un possible désastre météorologique.</p><p>Car le Débarquement devait initialement avoir lieu le 5 juin.</p><p>Pour réussir, les Alliés avaient besoin d’une combinaison très particulière : une mer suffisamment praticable pour les milliers d’embarcations, des vents modérés, une bonne visibilité pour les avions et, en même temps, des marées favorables pour permettre aux soldats de débarquer sur les plages.</p><p>Problème : au début du mois de juin 1944, une importante perturbation traverse l’Atlantique.</p><p>Le météorologue britannique James Stagg est chargé de conseiller le général Eisenhower. La tâche est extraordinairement difficile. À l’époque, il n’existe évidemment ni satellites météorologiques ni supercalculateurs. Les prévisions reposent essentiellement sur des observations réalisées depuis des stations terrestres, des navires et des ballons-sondes.</p><p>Stagg comprend qu’une tempête menace la Manche et recommande de repousser l’opération prévue le 5 juin.</p><p>Eisenhower accepte.</p><p>Puis les météorologues détectent une courte amélioration pour le lendemain. Les conditions seront loin d’être idéales, mais suffisamment bonnes, pensent-ils, pour tenter l’invasion.</p><p>Eisenhower donne son feu vert.</p><p>Plus de 80 ans plus tard, des chercheurs de l’Université de Reading et du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme, l’ECMWF, ont voulu voir à quoi ressemblait réellement le ciel ce jour-là.</p><p>Ils ont utilisé une technique appelée « réanalyse ».</p><p>Le principe consiste à récupérer d’anciennes observations météorologiques puis à les introduire dans des modèles informatiques modernes. Ceux-ci peuvent alors reconstruire l’état probable de l’atmosphère à une époque où les satellites n’existaient pas.</p><p>Les chercheurs ont ainsi produit des images ressemblant à des photographies satellites du 6 juin 1944.</p><p>Et elles confirment à quel point le pari était risqué.</p><p>Au petit matin, une importante couverture nuageuse subsiste au-dessus de la Grande-Bretagne et de la Manche. Mais les nuages commencent progressivement à se disperser. Sur les plages normandes, le ciel s’éclaircit, avec un vent de nord-ouest. Plus tard dans la journée, le soleil apparaît même par endroits.</p><p>Les Alliés ont donc profité d’une étroite fenêtre entre deux périodes de mauvais temps.</p><p>Et attendre davantage n’aurait pas forcément été plus prudent. Les marées favorables imposaient des contraintes supplémentaires et, environ deux semaines plus tard, une violente tempête frappera la Manche.</p><p>Le Débarquement n’a donc pas eu lieu par une belle journée.</p><p>Il a eu lieu dans une minuscule brèche météorologique.</p><p>Et le 6 juin 1944, quelques heures d’éclaircie ont peut-être contribué à changer le cours de l’Histoire.</p>","author_name":"Choses à Savoir"}