{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/660673f553b2df00165bc856/6ae32f90092a0dff199c838a?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Pourquoi dormir seulement 5 heures par nuit dérègle-t-il tout notre organisme ?","description":"<p>Dormir cinq heures par nuit peut sembler suffisant, surtout lorsqu’on a l’impression de bien fonctionner pendant la journée. Pourtant, pour la grande majorité des adultes, qui ont besoin de sept à neuf heures de sommeil, cette durée entraîne une véritable dette de sommeil. Et ses conséquences dépassent largement la simple fatigue.</p><p>D’abord, notre cerveau est directement affecté.</p><p>Pendant la nuit, il traverse plusieurs cycles alternant sommeil profond et sommeil paradoxal. Le premier participe notamment à la récupération physique et à la consolidation des souvenirs. Le second joue un rôle important dans la mémoire et la régulation des émotions.</p><p>Avec seulement cinq heures, ces cycles sont écourtés, particulièrement le sommeil paradoxal, plus abondant en fin de nuit. Résultat : la concentration diminue, les réflexes ralentissent et les capacités de mémorisation se dégradent. Nous devenons également plus irritables et moins résistants au stress.</p><p>Mais les conséquences sont aussi hormonales.</p><p>Le manque de sommeil perturbe notamment deux hormones : la ghréline, qui stimule l&#39;appétit, et la leptine, qui favorise la satiété. Leur régulation peut être modifiée, ce qui pousse à manger davantage, particulièrement des aliments riches en sucre et en graisses.</p><p>Parallèlement, les cellules deviennent moins sensibles à l&#39;insuline, l&#39;hormone qui régule le taux de sucre sanguin. À long terme, ce phénomène favorise le diabète de type 2.</p><p>Le système immunitaire souffre également. Un sommeil insuffisant perturbe l&#39;activité de certaines cellules immunitaires et favorise l&#39;inflammation. L&#39;organisme peut alors devenir plus vulnérable aux infections.</p><p>Enfin, lorsque cette privation devient chronique, elle contribue à augmenter les risques d&#39;hypertension et de maladies cardiovasculaires.</p><p>Mais peut-on réparer ces dommages en dormant davantage le week-end ?</p><p>La réponse est nuancée.</p><p>Après quelques nuits trop courtes, prolonger son sommeil permet de récupérer une partie de ses capacités physiques et mentales. Et contrairement à une idée reçue, il n&#39;est pas nécessaire de récupérer exactement chaque heure perdue.</p><p>Cependant, deux longues nuits ne suffisent pas toujours à effacer les conséquences d&#39;une privation répétée.</p><p>Une étude publiée en 2019 dans la revue Current Biology l&#39;a démontré : des participants limités à cinq heures de sommeil pendant la semaine présentaient des perturbations métaboliques que deux nuits de récupération ne parvenaient pas à corriger durablement. </p><p>Autrement dit, rattraper son sommeil est utile, mais ne remplace pas des nuits suffisamment longues et régulières.</p><p>Et c&#39;est probablement le message essentiel : dormir n&#39;est pas du temps perdu, mais une activité biologique indispensable à notre santé.</p>","author_name":"Choses à Savoir"}