{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/660673f553b2df00165bc856/6abe73617ca709dedd3fcab7?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Quel est l'âge où le bonheur atteint son niveau le plus bas ? ","description":"<p>Existe-t-il un âge où le bonheur atteint son niveau le plus bas ? Selon une vaste étude publiée en 2020 dans le Journal of Economic Behavior &amp; Organization, la réponse se situerait autour de 49 ans.</p><p><br></p><p>L’économiste David Blanchflower, professeur à Dartmouth College, a analysé plusieurs gigantesques bases de données internationales représentant près de 14 millions de personnes. Son objectif n’était pas seulement de demander aux participants s’ils étaient « heureux » ou non, mais d’étudier une vingtaine d’indicateurs de mal-être : anxiété, tristesse, solitude, stress, troubles du sommeil, perte de confiance en soi, sentiment d’échec ou encore dépression.</p><p><br></p><p>Et un schéma étonnamment régulier apparaît.</p><p><br></p><p>Si l’on trace le niveau de mal-être en fonction de l’âge, on obtient une sorte de U inversé. Le mal-être augmente progressivement à partir de la jeunesse, atteint son maximum au milieu de la vie, puis diminue à nouveau.</p><p><br></p><p>L’âge moyen du pic est d’environ 49 ans, que les chercheurs tiennent compte ou non de différentes variables socio-économiques.</p><p><br></p><p>Vu sous l’angle du bonheur, cela correspond à la fameuse « courbe en U » : relativement élevé chez les jeunes adultes, le bien-être diminuerait jusqu’à la quarantaine ou la cinquantaine avant de remonter ensuite. D’autres travaux situent généralement ce creux entre 35 et 50 ans, même si son existence et son amplitude varient selon les méthodes utilisées.</p><p><br></p><p>Pourquoi cette baisse au milieu de la vie ?</p><p><br></p><p>Une hypothèse concerne les attentes. Lorsque nous sommes jeunes, nous avons tendance à surestimer la satisfaction que nous procurera notre vie future. Arrivé à la quarantaine, l’écart entre nos ambitions passées et notre situation réelle peut devenir particulièrement visible : carrière, argent, couple, famille ou projets personnels. Une étude utilisant des données allemandes a justement montré que les jeunes surestiment leur satisfaction future, alors que les personnes âgées ont plutôt tendance à la sous-estimer.</p><p><br></p><p>Mais attention : 49 ans n’est évidemment pas une date de péremption du bonheur. Il s’agit d’une moyenne statistique portant sur des millions de personnes. Une personne de 49 ans peut parfaitement vivre la meilleure période de son existence.</p><p><br></p><p>Le résultat intéressant est ailleurs : contrairement à l’idée selon laquelle le vieillissement nous rendrait progressivement plus malheureux, plusieurs études suggèrent qu’après le creux du milieu de vie, le bien-être peut au contraire remonter.</p><p><br></p><p>Autrement dit, la fameuse « crise de la quarantaine » pourrait avoir, au moins statistiquement, un véritable écho dans les données.</p>","author_name":"Choses à Savoir"}