{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/660673f553b2df00165bc856/6aabb2bb8577b7eb505005a9?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Pourquoi faut-il dormir dans le noir absolu ?","description":"<p>Même les yeux fermés, notre cerveau n’est pas totalement protégé de la lumière. Et c’est pourquoi dormir avec une veilleuse, une lampe ou la lumière de la rue pénétrant dans la chambre peut perturber notre sommeil.</p><p>Une expérience publiée en 2016 dans la revue <em>Scientific Reports</em> l’a montré de manière particulièrement intéressante.</p><p>Les chercheurs ont étudié de jeunes hommes en bonne santé dans un laboratoire du sommeil. Après avoir dormi une nuit dans l’obscurité, certains ont passé une nuit exposés à une lumière extrêmement faible : seulement 5 ou 10 lux. Pour comparaison, 10 lux correspondent à une pièce très faiblement éclairée, bien moins qu’un éclairage intérieur classique.</p><p>Le lendemain, les participants ont effectué des exercices de mémoire de travail pendant que leur cerveau était observé par IRM fonctionnelle.</p><p>Résultat : après une nuit passée sous une lumière de 10 lux, l’activité d’une région appelée gyrus frontal inférieur droit avait significativement diminué. Cette zone du cortex frontal participe notamment à certaines fonctions cognitives et à la mémoire de travail. En revanche, les chercheurs n’ont pas constaté cet effet significatif à 5 lux.</p><p>Et ce n’est pas tout. Dans cette même expérience, les chercheurs avaient également observé que la lumière nocturne augmentait le temps passé éveillé après l’endormissement, augmentait le sommeil léger de stade N1 et diminuait le sommeil de stade N2. Autrement dit, même une faible lumière peut modifier l’architecture du sommeil.</p><p>Comment est-ce possible puisque nous avons les paupières fermées ?</p><p>Parce qu’elles ne bloquent pas totalement la lumière. Une partie atteint encore la rétine, qui transmet au cerveau des informations lumineuses capables d’influencer notre horloge biologique et les mécanismes contrôlant le sommeil.</p><p>D’autres expériences vont dans le même sens. En 2022, des chercheurs ont fait dormir des volontaires sous un éclairage de 100 lux. Après une seule nuit, leur fréquence cardiaque était plus élevée et leur organisme présentait davantage de résistance à l’insuline que lorsqu’ils dormaient dans une lumière inférieure à 3 lux.</p><p>Attention cependant : ces études ne prouvent pas qu’une veilleuse fait « vieillir le cerveau » ni qu’une obscurité absolument parfaite est indispensable.</p><p>Elles indiquent quelque chose de plus raisonnable : notre organisme est conçu pour dormir dans un environnement très sombre.</p><p>Fermer les volets, éliminer les lumières inutiles et éviter de laisser une lampe ou un écran allumé pendant la nuit est donc probablement l’une des mesures les plus simples pour protéger la qualité de son sommeil.</p>","author_name":"Choses à Savoir"}