{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/660673f553b2df00165bc856/697039a992f0c4b2031108e0?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Pourquoi l’allaitement maternel diminue-t-il le risque de cancer du sein ?","description":"<p>D'abord, oui, on le sait désormais, l’allaitement maternel diminue légèrement, mais réellement, le risque de cancer du sein — et cet effet protecteur augmente avec la durée totale d’allaitement au cours de la vie.</p><p><br></p><p>La preuve la plus souvent citée vient d’une méta-analyse géante publiée dans The Lancet : elle regroupe les données individuelles de 47 études menées dans 30 pays, soit plus de 50 000 femmes atteintes d’un cancer du sein comparées à près de 97 000 femmes non atteintes.</p><p>Conclusion : le risque relatif de cancer du sein diminue d’environ 4,3% pour chaque 12 mois d’allaitement, et cela en plus de la baisse de risque déjà associée au fait d’avoir eu des enfants.&nbsp;</p><p>Autrement dit : l’allaitement n’est pas un “bouclier magique”, mais il contribue à réduire le risque, de façon dose-dépendante (plus longtemps = plus protecteur).</p><p><br></p><p>Pourquoi l’allaitement protège ?</p><p>Plusieurs mécanismes biologiques sont proposés :</p><p>pendant l’allaitement, certaines hormones (notamment les œstrogènes) sont plus basses, ce qui réduit la stimulation hormonale du tissu mammaire ;</p><p>la grossesse et l’allaitement entraînent une maturation des cellules mammaires, qui les rendrait moins susceptibles de devenir cancéreuses ;</p><p>après l’allaitement, la “remise à zéro” du tissu mammaire (involution) éliminerait aussi certaines cellules potentiellement anormales.</p><p><br></p><p>Est-ce vrai pour tous les cancers du sein ?</p><p>L’effet protecteur semble particulièrement marqué pour certains sous-types, notamment les cancers dits hormono-négatifs, comme le triple négatif (plus agressif, plus fréquent chez les femmes jeunes). Une méta-analyse (Annals of Oncology, 2015) retrouve justement une association protectrice plus nette pour ces formes-là.&nbsp;</p>","author_name":"Choses à Savoir"}