{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/660673c9f50dab0016c98cc4/6aeb0a1eb9c91cbd2d17e53f?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Pourquoi une bactérie qui mange du plastique pourrait-elle sauver la planète ?","description":"<p>Et si l’une des solutions à la pollution plastique se trouvait dans une minuscule bactérie ? Son nom : Comamonas testosteroni. Et sa particularité est étonnante : elle est capable de dégrader certains plastiques et d’en utiliser les composants pour se nourrir.</p><p>Cette découverte a été approfondie en 2024 par des chercheurs de l’université Northwestern, aux États-Unis, dans une étude publiée dans la revue Environmental Science &amp; Technology.</p><p>Pour comprendre son importance, rappelons d’abord un chiffre : environ 400 millions de tonnes de plastique sont produites chaque année dans le monde. Une grande partie finit dans des décharges, des rivières ou des océans.</p><p>Le problème, c’est que les plastiques sont constitués de longues chaînes de molécules, appelées polymères, extrêmement difficiles à décomposer naturellement.</p><p>Certains peuvent persister dans l’environnement pendant des centaines d’années.</p><p>Mais Comamonas testosteroni possède une capacité exceptionnelle.</p><p>Cette bactérie, naturellement présente dans les eaux usées, peut s’attaquer au PET, ou polyéthylène téréphtalate, un plastique notamment utilisé pour fabriquer des bouteilles et des emballages alimentaires.</p><p>Comment procède-t-elle exactement ?</p><p>Les chercheurs ont identifié plusieurs étapes.</p><p>D’abord, la bactérie colonise la surface du plastique et favorise sa fragmentation en particules microscopiques.</p><p>Ensuite, elle utilise une enzyme particulière, appelée hydrolase, qui agit comme des ciseaux moléculaires. Cette enzyme coupe certaines liaisons chimiques du plastique, produisant des molécules plus petites.</p><p>Enfin, la bactérie peut absorber certains de ces composés et utiliser leur carbone pour son métabolisme.</p><p>Autrement dit, ce qui constitue un déchet pour nous peut devenir une ressource nutritive pour elle !</p><p>Pour vérifier le rôle de l’enzyme, les scientifiques ont génétiquement modifié des bactéries afin de les empêcher de la produire.</p><p>Résultat : leur capacité à fragmenter le plastique diminuait de 21 %, et elles ne parvenaient plus à dégrader certains fragments moléculaires du PET.</p><p>Cette découverte pourrait permettre de développer des procédés biologiques de recyclage, notamment dans les stations d’épuration.</p><p>Mais attention : la bactérie ne fait pas miraculeusement disparaître tous les déchets plastiques.</p><p>La dégradation reste partielle, et elle peut même produire temporairement des nanoplastiques, des particules extrêmement petites dont la dispersion pose problème.</p><p>Les scientifiques doivent donc encore améliorer le processus pour obtenir une dégradation efficace et contrôlée.</p><p>L’objectif serait, à terme, de transformer certains déchets plastiques en matières premières réutilisables.</p><p>Une perspective fascinante : utiliser les mécanismes du vivant pour réparer une partie des dégâts causés par nos propres inventions.</p>","author_name":"Choses à Savoir"}