{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/660673c9f50dab0016c98cc4/6ad88bcf78640fad7872f082?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Pourquoi les aspirateurs géants de CO₂ ne sauveront-ils pas la planète ?","description":"<p>Et si, pour lutter contre le réchauffement climatique, il suffisait d&#39;aspirer le dioxyde de carbone présent dans l&#39;atmosphère ? Cette idée, qui ressemble à de la science-fiction, est déjà une réalité. Des entreprises construisent aujourd&#39;hui de gigantesques aspirateurs à CO₂. Mais ces machines peuvent-elles véritablement sauver la planète ?</p><p>Pour comprendre, il faut d&#39;abord rappeler que le CO₂ est l&#39;un des principaux gaz responsables du réchauffement climatique. En s&#39;accumulant dans l&#39;atmosphère, il retient une partie de la chaleur émise par la Terre, renforçant l&#39;effet de serre.</p><p>Les scientifiques ont donc imaginé des installations capables de retirer directement ce gaz de l&#39;air. Cette technologie porte un nom : la capture directe dans l&#39;air, ou DAC, pour <em>Direct Air Capture</em>.</p><p>Son fonctionnement est relativement simple.</p><p>D&#39;immenses ventilateurs aspirent l&#39;air extérieur et le font passer à travers des filtres contenant des substances chimiques capables de retenir le CO₂.</p><p>Ces filtres sont ensuite chauffés pour libérer le gaz capturé. Celui-ci peut alors être comprimé et injecté profondément sous terre, dans des formations géologiques où il restera emprisonné pendant des milliers d&#39;années.</p><p>En Islande, l&#39;entreprise suisse Climeworks a inauguré en 2024 une installation baptisée Mammoth. Elle a été conçue pour capturer jusqu&#39;à 36 000 tonnes de CO₂ par an.</p><p>Mais cette technologie présente trois difficultés majeures.</p><p>La première est son efficacité à grande échelle. En 2025, l&#39;humanité a rejeté environ 42 milliards de tonnes de CO₂ dans l&#39;atmosphère. Or, les quantités actuellement capturées par ces machines restent infimes en comparaison.</p><p>D&#39;ailleurs, Mammoth est encore loin de sa capacité théorique : durant les six premiers mois de 2026, elle n&#39;a retiré que 675 tonnes nettes de CO₂.</p><p>Deuxième problème : le coût. Selon l&#39;Agence internationale de l&#39;énergie, capturer une tonne de CO₂ avec les technologies actuelles peut coûter entre 500 et 1 900 dollars. Généraliser ces installations représenterait donc des investissements considérables.</p><p>Enfin, ces aspirateurs consomment beaucoup d&#39;énergie. Si cette énergie provient de combustibles fossiles, une partie du bénéfice climatique disparaît.</p><p>Faut-il alors abandonner cette technologie ?</p><p>Pas nécessairement. Les scientifiques considèrent qu&#39;elle pourrait devenir particulièrement utile pour compenser certaines émissions difficiles à éliminer, notamment dans l&#39;aviation ou l&#39;industrie.</p><p>Mais elle ne peut pas remplacer la réduction des émissions à leur source.</p><p>Car, finalement, il est beaucoup plus efficace d&#39;empêcher le CO₂ d&#39;entrer dans l&#39;atmosphère que de dépenser ensuite de l&#39;énergie pour l&#39;en retirer.</p>","author_name":"Choses à Savoir"}