{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/660673c9f50dab0016c98cc4/6a18fda671443cf04ae3da50?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Poisson d’élevage ou poisson sauvage : lequel contient le moins de microplastiques aujourd’hui ?","description":"<p>La réponse est plus compliquée qu’on pourrait le croire. Pendant longtemps, beaucoup de consommateurs ont pensé que le poisson sauvage était forcément plus « naturel » et donc moins contaminé. Pourtant, les études récentes montrent que ce n’est pas toujours le cas lorsqu’on parle des microplastiques.</p><p>Les microplastiques sont de minuscules fragments de plastique, souvent inférieurs à 5 millimètres, présents aujourd’hui dans pratiquement tous les milieux aquatiques : océans, rivières, lacs et même eaux souterraines. Les poissons les ingèrent en les confondant avec de la nourriture ou en les absorbant indirectement via leur alimentation. </p><p>Alors, qui est le plus contaminé ?</p><p>De nombreuses recherches ont observé que les poissons d’élevage présentent souvent des niveaux de microplastiques égaux ou supérieurs à ceux des poissons sauvages. Une revue scientifique mondiale publiée en 2025 souligne que plusieurs études ont mis en évidence une contamination plus importante dans les poissons issus de l’aquaculture. </p><p>Pourquoi ? Principalement à cause de leur environnement et de leur alimentation. Les poissons d’élevage vivent dans des espaces confinés où les microplastiques peuvent provenir des filets, des cordages, des bassins, mais aussi des aliments industriels qui leur sont distribués. Certaines recherches ont montré que les farines de poisson utilisées dans les élevages peuvent déjà contenir des particules plastiques. </p><p>Une étude publiée en 2025 sur plusieurs espèces commercialisées en Turquie a par exemple trouvé des quantités particulièrement élevées de microplastiques chez certaines espèces d’élevage, notamment la truite arc-en-ciel et la dorade. </p><p>Cependant, cela ne signifie pas que le poisson sauvage est systématiquement plus sûr. Les chercheurs constatent que l’environnement joue souvent un rôle encore plus important que le mode de production. Un poisson sauvage vivant près d'une grande ville côtière, d’un port ou d’une zone recevant des eaux usées peut accumuler davantage de microplastiques qu’un poisson élevé dans une ferme bien contrôlée. </p><p>Autrement dit, la différence ne dépend pas seulement du fait que le poisson soit sauvage ou d’élevage, mais aussi de l’endroit où il vit, de ce qu’il mange et de l’état de pollution de son environnement.</p><p>La mauvaise nouvelle est qu’aucune catégorie n’échappe réellement au problème. Des études retrouvent aujourd’hui des microplastiques dans une grande partie des poissons et produits de la mer analysés. </p><p>En résumé, les données scientifiques actuelles suggèrent que les poissons d’élevage contiennent souvent autant, voire davantage, de microplastiques que les poissons sauvages. Mais il existe de fortes variations selon les espèces et les régions. Le véritable facteur déterminant semble être le niveau de pollution de l’environnement aquatique, qui touche désormais aussi bien les élevages que les océans du monde entier.</p>","author_name":"Choses à Savoir"}