{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/660673c9f50dab0016c98cc4/6a17a11569630795d86c0188?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Pourquoi les ouragans devraient être moins nombreux cette année ?","description":"<p>Alors que les dernières années ont été marquées par une activité cyclonique intense, les climatologues estiment désormais qu'il y a plus d'une chance sur deux pour que cette saison se situe sous les moyennes historiques. Mais comment expliquer un tel répit ? Le grand responsable de ce changement porte un nom bien connu : El Niño.</p><p>Ce phénomène climatique naturel est de retour. Il se caractérise par un réchauffement anormal et significatif des eaux de surface dans le centre et l'est de l'océan Pacifique tropical. Si cette hausse des températures aquatiques a tendance à surcharger l’atmosphère en énergie et à provoquer une hyperactivité de tempêtes du côté du Pacifique, elle produit exactement l’effet inverse dans le bassin atlantique, agissant comme un véritable bouclier.</p><p>Le secret de ce mécanisme réside dans ce que les météorologues appellent le « cisaillement du vent ». En réchauffant le Pacifique, El Niño modifie la circulation de l'air à l'échelle planétaire et déplace les courants-jets. Cela génère des vents très puissants et instables en haute altitude au-dessus de l'Atlantique. Ces vents soufflent dans des directions différentes de ceux de la surface, ce qui vient littéralement cisailler et dissiper les structures verticales des tempêtes en formation. En rompant la transmission d'énergie, ce phénomène empêche les perturbations tropicales de s’organiser et de se transformer en ouragans majeurs. Même si les eaux de surface de l'Atlantique restent chaudes, ce cisaillement atmosphérique neutralise leur potentiel destructeur.</p><p>Les prévisions scientifiques anticipent ainsi un nombre de tempêtes nommées et d'ouragans inférieur aux normales. Toutefois, la nature reste imprévisible. Les experts rappellent un principe fondamental de prudence : une saison globalement calme à l'échelle de l'océan n'exclut pas qu'un phénomène isolé et puissant touche terre. Il suffit d'une seule tempête pour transformer une année tranquille en catastrophe locale. </p>","author_name":"Choses à Savoir"}