{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/660673c9f50dab0016c98cc4/6a052e2e9ea03fc75f2d28fc?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Pourquoi le changement climatique est-il sexiste ?","description":"<p>Pendant longtemps, le changement climatique a été présenté comme une catastrophe “globale”, touchant tout le monde de la même manière. Mais les chiffres racontent une autre histoire. De plus en plus d’études internationales montrent que le dérèglement climatique frappe davantage les femmes. Au point que certaines ONG parlent désormais d’une crise climatique… sexiste.</p><p><br></p><p>Selon le rapport Gender Snapshot 2025 d’ONU Femmes</p><p>, les femmes représentent aujourd’hui la majorité des populations les plus vulnérables face aux catastrophes environnementales. Et cela commence par la pauvreté : en 2025, 9,2 % des femmes vivent dans l’extrême pauvreté, contre 8,6 % des hommes. Si les tendances actuelles continuent, 351 millions de femmes et de filles vivront encore dans l’extrême pauvreté en 2030.</p><p><br></p><p>Pourquoi cela compte-t-il pour le climat ? Parce que les populations pauvres sont les plus exposées aux sécheresses, aux inondations, aux cyclones et aux pénuries alimentaires.</p><p><br></p><p>Le rapport souligne aussi qu’environ 1,8 milliard de personnes n’ont toujours pas accès à l’eau potable à domicile. Et dans deux foyers sur trois, ce sont les femmes qui doivent aller chercher l’eau. Quand les sécheresses s’aggravent, elles doivent parcourir des distances plus longues, parfois plusieurs heures par jour.</p><p><br></p><p>Autre donnée spectaculaire : 708 millions de femmes dans le monde restent hors du marché du travail principalement à cause des tâches domestiques et du soin apporté aux proches. Lorsqu’une catastrophe climatique survient, cette charge augmente encore davantage.</p><p><br></p><p>Mais le phénomène le plus alarmant concerne les violences.</p><p><br></p><p>Une publication récente de la Spotlight Initiative</p><p>, soutenue par l’ONU et l’Union européenne, explique que les crises climatiques aggravent fortement les violences faites aux femmes et aux filles. Après des catastrophes naturelles, les mariages forcés, les violences domestiques et les agressions sexuelles augmentent souvent brutalement dans les zones déplacées ou les camps de réfugiés climatiques.</p><p><br></p><p>Et les chiffres globaux sont déjà immenses : selon ONU Femmes, près d’une femme sur trois subira des violences physiques ou sexuelles au cours de sa vie. Dans certains pays, plus de 30 % des femmes déclarent avoir subi des violences conjugales récentes.</p><p><br></p><p>Le rapport souligne aussi un autre paradoxe : les femmes contribuent généralement moins au réchauffement climatique. Elles consomment moins d’énergie, voyagent moins en avion et possèdent moins de richesses. Pourtant, elles subissent davantage les conséquences des crises environnementales.</p><p><br></p><p>Pour les ONG présentes avant le G7, cela change complètement la manière de penser l’écologie.</p><p><br></p><p>Lutter contre le changement climatique ne consiste donc plus seulement à réduire les émissions de CO₂. Cela signifie aussi combattre les inégalités sociales et protéger les populations les plus vulnérables.</p><p><br></p><p>Et dans une immense partie du monde… ces populations sont avant tout des femmes.</p>","author_name":"Choses à Savoir"}