{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/6606680e53b2df0016597d4c/69cf3876f57702d2d9426112?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"BONUS - La crise de 1929: Le destin brisé de Jesse Livermore ","description":"<p>Un homme capable de gagner des millions en quelques heures… et de tout perdre dans le silence d’une chambre d’hôtel.</p><p>Voici l’histoire de Jesse Livermore, l’un des spéculateurs les plus fascinants — et les plus tragiques — de l’histoire.</p><p>Né en 1877 dans une famille modeste du Massachusetts, Livermore fuit très jeune la ferme familiale. À 14 ans, il entre dans un univers alors en pleine explosion : celui de la Bourse. Très vite, il révèle un talent hors norme. Il observe, il analyse, il comprend les mouvements du marché avec une intuition presque troublante.</p><p>On le surnomme “The Boy Plunger”, le garçon qui mise tout. Et souvent… il gagne.</p><p>Au début du XXe siècle, Livermore accumule les fortunes, puis les perd, puis les reconstruit. Car son génie a un revers : une prise de risque extrême, presque compulsive. Il ne se contente pas de gagner. Il veut frapper fort.</p><p>Mais c’est en 1929 qu’il entre définitivement dans la légende.</p><p>Alors que la plupart des investisseurs sont euphoriques, persuadés que la Bourse ne peut que monter, Livermore, lui, parie sur la chute. Il vend à découvert, massivement. Et lorsque le marché s’effondre lors du krach d’octobre, il réalise un coup historique : il gagne environ 100 millions de dollars de l’époque.</p><p>Une somme colossale.</p><p>Mais ce triomphe est aussi un tournant.</p><p>Car après 1929, Livermore ne retrouve jamais vraiment son équilibre. Il continue de spéculer, encore et encore. Il enchaîne les erreurs, les pertes, les tentatives de retour. Sa fortune s’effrite. Sa vie personnelle se dégrade. Derrière le génie, l’homme vacille.</p><p>Il avait compris les marchés… mais pas ses propres limites.</p><p>En 1940, dans un hôtel de New York, Jesse Livermore met fin à ses jours.</p><p>Il laisse derrière lui une note simple, presque désarmante. Un aveu d’épuisement.</p><p>Son histoire est celle d’un paradoxe : un homme capable de voir venir l’un des plus grands krachs de l’histoire… mais incapable d’échapper à ses propres démons.</p><p>Aujourd’hui encore, Livermore fascine les traders et les économistes. Certains le considèrent comme un visionnaire. D’autres comme un joueur invétéré.</p><p>Mais une chose est sûre : il incarne mieux que quiconque l’illusion fondamentale de la finance.</p><p>On peut battre le marché.</p><p>Mais il est beaucoup plus difficile de se battre soi-même.</p>","author_name":"Choses à Savoir"}