{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/6606680e53b2df0016597d4c/69cf17fbf44b357ce9594eb1?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"La crise de 1929","description":"<p>La crise de 1929 n’est pas qu’un simple « krach » boursier ; c’est le passage brutal d’une euphorie aveugle à une détresse mondiale. Pour bien la comprendre, il faut s’imaginer les États-Unis des « Années Folles » : une période de croissance insolente où tout semblait possible.</p><p><br></p><p>1. Les causes : Un cocktail explosif</p><p>Contrairement aux idées reçues, la crise n'est pas tombée du ciel le 24 octobre. Elle est le résultat de trois déséquilibres majeurs :</p><p>La surproduction : Portées par le taylorisme, les usines produisent énormément. Mais les salaires n'augmentent pas assez vite. Résultat ? Les stocks s'accumulent car les ménages ne peuvent plus tout acheter.</p><p>La spéculation folle : Dans les années 1920, tout le monde joue en Bourse, souvent avec de l'argent emprunté. On achetait des actions à crédit (le « call loan »), en pariant qu'elles monteraient assez pour rembourser l'emprunt et empocher un profit. C’était une bulle spéculative géante.</p><p>Le crédit fragile : L’économie entière reposait sur un endettement massif des particuliers et des entreprises.</p><p><br></p><p>2. L’étincelle : Le « Jeudi Noir »</p><p>Le 24 octobre 1929, la confiance s'évapore. Les spéculateurs, paniqués par les premiers signes de ralentissement économique, veulent vendre leurs actions en même temps. Comme il n'y a plus d'acheteurs, les cours s'effondrent. En quelques jours, des fortunes disparaissent.</p><p><br></p><p>3. L’engrenage : La Grande Dépression</p><p>C’est ici que la crise boursière devient une crise économique totale :</p><p>1. Crise bancaire : Les banques, qui avaient prêté aux spéculateurs ruinés, font faillite. Les épargnants perdent toutes leurs économies.</p><p>2. Cercle vicieux : Les banques ne prêtent plus, la consommation chute, les usines ferment.</p><p>3. Le chômage de masse : Aux États-Unis, le chômage bondit de 3 % à 25 %. Sans filet de sécurité sociale, c'est la misère noire (soupes populaires, bidonvilles nommés « Hoovervilles »).</p><p><br></p><p>4. La contagion mondiale</p><p>Les États-Unis rapatrient leurs capitaux investis en Europe (notamment en Allemagne). Le commerce international s'effondre à cause du protectionnisme. La crise devient planétaire, favorisant la montée des extrêmes et des régimes totalitaires en Europe.</p><p><br></p><p>5. La solution : Le New Deal</p><p>Il faudra attendre 1933 et l'élection de Franklin D. Roosevelt pour voir un changement de cap. Avec le New Deal, l'État intervient massivement dans l'économie (grands travaux, aides sociales) pour relancer la machine. La confiance revient peu à peu, même si seule la Seconde Guerre mondiale relancera totalement la production industrielle.</p><p><br></p>","author_name":"Choses à Savoir"}