{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/6606680e53b2df0016597d4c/69bcc33462f6c66afe813d57?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"BONUS - L'entropie: quand le chaos s’inverse","description":"<p>Au début des années 1990, un physicien australien du nom de Denis Evans mène une expérience qui va faire vaciller une idée vieille de plus d’un siècle.</p><p>Depuis toujours, on enseigne que l’entropie — ce fameux désordre de l’univers — ne peut qu’augmenter. C’est la deuxième loi de la thermodynamique. Un principe aussi solide qu’une loi gravée dans le marbre : les choses vont du plus ordonné vers le plus désordonné. Toujours.</p><p>Mais Evans se pose une question étrange.</p><p>Et si, à toute petite échelle… ce n’était pas toujours vrai ?</p><p>Dans son laboratoire, il observe des systèmes minuscules, composés de quelques particules seulement. À cette échelle, le monde n’est plus stable. Il est agité, imprévisible, soumis à des fluctuations permanentes.</p><p>Et là, surprise.</p><p>Sur de très courts instants, il arrive que le désordre… diminue.</p><p>Autrement dit, il observe des situations où l’entropie recule. Comme si un verre cassé se recollait tout seul. Comme si la chaleur passait spontanément du froid vers le chaud.</p><p>Un instant seulement. Puis tout revient à la normale.</p><p>Mais cet instant suffit à poser un problème immense.</p><p>Car cela signifie que la deuxième loi n’est pas une règle absolue. C’est une loi statistique.</p><p>À grande échelle, elle est presque infaillible. Mais à petite échelle, et sur de très courtes durées, des “violations” peuvent apparaître.</p><p>C’est ce que l’on appelle aujourd’hui le théorème des fluctuations.</p><p>Une idée vertigineuse.</p><p>Elle nous dit que le chaos de l’univers n’est pas une obligation à chaque instant, mais une tendance globale. Une moyenne.</p><p>En réalité, à chaque seconde, à une échelle microscopique, l’univers “hésite”. Il oscille entre ordre et désordre.</p><p>Simplement, le désordre gagne presque toujours.</p><p>C’est un peu comme lancer une pièce des millions de fois. Il arrivera parfois qu’elle tombe dix fois de suite sur pile. Ce n’est pas impossible. Juste extrêmement improbable.</p><p>L’entropie fonctionne de la même manière.</p><p>Et cela change profondément notre manière de voir le monde.</p><p>Car cela signifie que le temps lui-même — cette sensation irréversible que tout se dégrade — n’est peut-être pas une propriété fondamentale de l’univers.</p><p>Mais le résultat d’une immense probabilité.</p><p>Une direction dominante… mais pas une obligation absolue.</p><p>Et quelque part, à une échelle invisible, il existe peut-être des instants fugaces où le temps, littéralement… recule.</p>","author_name":"Choses à Savoir"}