{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/660667e653b2df00165976ed/68b4f11235734dc719919d43?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Quelle ville va interdire la construction de résidences secondaires ?","description":"<p>La flambée immobilière qui secoue certaines régions touristiques françaises pousse désormais des communes à prendre des mesures radicales. La dernière en date est Cancale, charmante ville portuaire d’Ille-et-Vilaine, en Bretagne, connue pour ses huîtres et ses panoramas sur la baie du Mont-Saint-Michel. Ses élus ont décidé d’agir contre l’explosion des résidences secondaires qui menace l’accès au logement pour les habitants permanents.</p><p><br></p><p>Vendredi soir, le conseil municipal a voté à l’unanimité une modification de son plan local d’urbanisme. L’objectif est clair : chaque nouveau logement construit dans certaines zones devra obligatoirement être une résidence principale. Cette décision s’appuie sur la loi Echaniz/Le Meur, entrée en vigueur en novembre 2024, qui permet aux communes de créer des secteurs où seules les résidences principales sont autorisées.</p><p><br></p><p>Pourquoi une telle sévérité ? Parce que la pression est devenue trop forte. Entre 2011 et 2022, la part des résidences secondaires à Cancale est passée de 35,5 % à plus de 41 % du parc immobilier. Dans le même temps, les locations touristiques de type meublés ont bondi de 30 % entre 2020 et 2024, pour atteindre près de 600 annonces déclarées. Résultat : les prix grimpent et les habitants peinent à se loger.</p><p><br></p><p>La nouvelle règle impose que les logements soient occupés au moins huit mois par an comme résidence principale, sauf en cas de dérogation liée au travail ou à la santé. Les propriétaires pourront encore proposer de la location touristique, mais dans une limite stricte de 120 jours par an. Et gare aux contrevenants : le maire pourra infliger des amendes pouvant aller jusqu’à 1 000 euros par jour de non-respect, dans la limite de 100 000 euros. En dernier recours, le bail pourra même être résilié d’office.</p><p><br></p><p>Cancale n’est pas une exception isolée. D’autres villes frappées par la spéculation immobilière ont déjà adopté des règles similaires. En juin, cinq communes basques – Biarritz, Bayonne, Anglet, Bidart et Boucau – ont instauré ce type de restriction. À Chamonix, en Haute-Savoie, où 70 % du parc immobilier est déjà constitué de résidences secondaires, le maire a également bloqué toute nouvelle construction destinée à ce marché.</p><p><br></p><p>Plus largement, la Bretagne comme d’autres zones littorales ou alpines fait face à une crise du logement aiguë, qui touche aussi bien les étudiants que les familles locales. La loi permet aux communes d’agir dès lors que plus de 20 % de leur parc est occupé par des résidences secondaires ou qu’elles appliquent déjà une taxe sur les logements vacants.</p><p><br></p><p>À travers cette décision, Cancale envoie donc un message fort : protéger son tissu social et éviter de devenir un décor de carte postale déserté hors saison. Une politique qui pourrait inspirer bien d’autres communes confrontées au même dilemme.</p>","author_name":"Choses à Savoir"}