{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Acast","provider_url":"https://acast.com","height":250,"width":700,"html":"<iframe src=\"https://embed.acast.com/$/6605920d743327001649c686/660592188268a800162fdb00?\" frameBorder=\"0\" width=\"700\" height=\"250\"></iframe>","title":"Qui est la première bachelière ?","thumbnail_width":200,"thumbnail_height":200,"thumbnail_url":"https://open-images.acast.com/shows/6605920d743327001649c686/660592188268a800162fdb00.jpg?height=200","description":"<p>Tout au long du XIXe siècle et de la première moitié du siècle suivant, l'émancipation féminine s'est faite avec beaucoup de lenteur. Elle s'est heurtée à de nombreux obstacles, au premier rang desquels figure la solide misogynie d'hommes tenant tous les leviers de commande.</p><p><br></p><p>Ainsi, dans le domaine de l'enseignement, les femmes pouvaient devenir institutrices, mais elles n'eurent accès à l'enseignement secondaire que grâce à la loi Camille Sée, adoptée seulement en 1880.</p><p><br></p><p>Et encore cet enseignement ne les mène pas jusqu'au baccalauréat. En effet, les cours dispensés aux jeunes filles ne comportent ni latin ni grec, des matières essentielles à la préparation du bac de l'époque. Par conséquent, les femmes n'avaient pas accès à l'enseignement supérieur.</p><p><br></p><p>Une obstination finalement récompensée</p><p><br></p><p>Malgré cet environnement très hostile à des études poussées pour les jeunes filles, l'une d'entre elles décide de lancer un défi au corps enseignant. Elle s'appelle Julie-Victoire Daubié.</p><p><br></p><p>Elle est née en 1824, dans une famille catholique assez modeste. Elle se fait connaître en écrivant un ouvrage sur la misère que connaissent certaines femmes de son époque.</p><p><br></p><p>Et la voilà qui se décide à s'inscrire à l'examen du baccalauréat. Rien ne l'en empêchait en théorie, mais un accord tacite, dans le monde masculin de l'enseignement, l'interdisait en fait.</p><p><br></p><p>Aussi les autorités compétentes sont-elles scandalisées par l'audace de la jeune femme. À Paris, le recteur refuse à dix reprises son inscription. Elle n'a pas plus de succès auprès de l'Université d'Aix-en-Provence.</p><p><br></p><p>À force d'obstination, elle finit par obtenir gain de cause. Elle est finalement admise à se présenter à l'examen, en août 1861. Mais on lui propose de passer les épreuves dans un local à part, afin d'éviter l'afflux des curieux.</p><p><br></p><p>Elle obtient, dans l'ensemble, des résultats tout à fait honorables. On prétend que ses connaissances en latin et grec lui seraient venues d'un oncle prêtre.</p><p><br></p><p>Mais il faudra l'intervention de l'Impératrice Eugénie, l'épouse de Napoléon III, pour qu'elle obtienne officiellement son diplôme, en mai 1862. Elle devient ainsi la première femme à décrocher le baccalauréat.</p>","author_name":"Choses à Savoir"}